Mercredi 2 décembre 2009
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Violer le coeur même de la démocratie française est inadmissible. C'est une erreur historique de GreenPeace-France. La France est un état de Droit, quand on est démocrate, on respecte
l'Assemblée Nationale, on ne nuit pas de manière aussi puérile que stérile aux débats démocratiques. Il ne leur reste plus qu'à s'excuser publiquement.
Les aplaudissements des trois députés (Mamère, Cochet, Gremetz) suite à l'irruption de ces délinquants, constituent une insulte envers la république française, et ils ne sont donc
pas dignes de sièger à l'assemblée.
- Olivier
"L'initiative de Greenpeace cet après-midi est contraire à toutes les règles de l'Assemblée nationale", réagit ce soir le députe-maire de
Nantes, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste au Palais Bourbon.Situation rarissime : une militante de Greenpeace est parvenue à descendre dans l'hémicycle, depuis le balcon du
public, en pleine séance consacrée au sommet "climat" de Copenhague."Nous ne pouvons pas accepter cela, commente Jean-Marc Ayrault.
Les députés doivent débattre et s'exprimer en totale liberté, sans pression de tel ou tel groupe."Les militants de Greenpeace avaient pu
obtenir des invitations de députés socialistes pour assister à la séance. "Ces députés sont ce soir mécontents, choqués, blessés", répond
Jean-Marc Ayrault. "Ils ont été piégés." Les militants n'avaient rien dit de leurs activités à Greenpeace, ni leurs intentions.
http://www.presseocean.fr/actu/filinfo_detail_-Intrusion-de-Greenpeace-a-l-Assemblee-Jean-Marc-Ayrault-condamne_-1176660--BKN_actu.Htm
" L'UMP et le Nouveau Centre dénoncent le soutien de députés Verts au trouble créé par l'association écologiste. Le débat sur la prochaine conférence de Copenhague, qui était organisé mercredi à l'Assemblée nationale, a été totalement perturbé par plusieurs groupes de militants de
Greenpeace, qui ont multiplié les coups d'éclat au Palais Bourbon. En fin de matinée, c'est en utilisant un camion de pompiers muni d'une grande échelle qu'une dizaine de militants de
l'organisation écologiste sont montés sur le toit de l'Assemblée pour y déployer une banderole jaune portant l'inscription «Copenhague, aux actes, Monsieur le Président». Mais ils n'ont
pas eu le temps d'agir, car ils ont été aussitôt délogés par les forces de l'ordre.
À 15 heures, le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, a tout juste eu le temps de prononcer son discours d'un quart d'heure sur les enjeux de la conférence sur le climat quand deux groupes
de militants écologistes, installés dans deux tribunes du public différentes, ont retiré leurs vêtements pour arborer des tee-shirts noirs marqués Greenpeace. Fait rarissime, une militante est
descendue en rappel dans l'hémicycle depuis la tribune dominant les bancs socialistes avant d'être évacuée manu militari. Le mousqueton qui lui a permis d'escalader la tribune était en aluminium,
indétectable par les portillons de sécurité. Les autres militants de Greenpeace ont giflé des agents de l'Assemblée avant d'être à leur tour évacués par la force.
En séance, trois députés de gauche, Noël Mamère et Yves Cochet (Verts) ainsi que Maxime Gremetz (PCF) se sont tournés pour applaudir les militants écolos, provoquant la fureur des députés UMP et
Nouveau Centre qui les ont accusés de «complicité». Les invectives ont fusé : «Dehors, Greenpeace», «pourris», «fachos»,
«salauds». Dans un rappel au règlement, François Sauvadet, le président du groupe du Nouveau Centre, a dénoncé «des pratiques de voyous au sein
de l'hémicycle» et réclamé des sanctions contre Mamère. Christian Jacob a fustigé le député Vert, qui «a fait un bras d'honneur à François Sauvadet». Invité du «Talk Orange-Le Figaro», le député de la
Côte-d'Or a renouvelé sa demande de sanctions contre son collègue de la Gironde.
Alerte à la bombe
Dans le brouhaha, Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, a rappelé en séance que les tickets pour les tribunes étaient attribués via les députés.
Les militants écologistes avaient en fait reçu des invitations de trois députés PS : Catherine Lemorton, Catherine Coutelle et Christophe Bouillon, qui
ont reconnu avoir été «abusés». Mamère s'est par ailleurs plaint qu'un agent de l'Assemblée soit entré dans son bureau pour y enlever une banderole près de la fenêtre.
À l'extérieur de l'hémicycle, les manifestants ont été fouillés par les gardes républicains. Vers 15 h 40, les députés UMP ont quitté en bloc la séance au moment où Yves Cochet (Verts)
prenait la parole. L'effervescence était déjà à son comble, quand une alerte à la
bombe a été annoncée peu avant 17 heures par un appel au standard de l'Assemblée, évoquant la présence d'une bombe dans l'hémicycle. Tous
les lieux (l'hémicycle, la salle des quatre colonnes, les pas perdus, les buvettes, les salles de presse) ont été évacués pendant près d'une heure, du jamais-vu de mémoire de journaliste
parlementaire.
À l'issue d'une réunion élargie du bureau de l'Assemblée, Bernard Accoyer a annoncé
qu'il avait porté plainte le matin contre Greenpeace pour tentative d'accrochage de banderoles sur le toit de l'Assemblée, et une seconde plainte pour «usurpation
d'identité». Il a promis que les mesures de sécurité allaient être renforcées. Des
sanctions financières sont envisagées contre les trois élus qui ont applaudi Greenpeace."
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/02/01002-20091202ARTFIG00649-greenpeace-sabote-le-debat-sur-copenhague-a-l-assemblee-.php
"(...) Devant les micros, David Douillet criait au "viol de la démocratie", et les UMP réclamaient
"des sanctions contre Mamère et Cochet", accusés d'être complices de Greenpeace et d'avoir fait un bras d'honneur à la majorité, dans
l'hémicycle. "Mamère, qui a voulu faire croire qu'il avait quelque chose à dire sur l'écologie, se fait surtout remarquer comme un
agitateur", accusait le patron de l'UMP, Xavier Bertrand, demandant lui aussi des sanctions. Pour Christian Jacob (UMP) "Greenpeace ce sont
des clowns, laissons les faire. Là où c'est choquant, c'est que des députés cautionnent ce type d'acte". A gauche le coup d'éclat de Greenpeace a aussi été dénoncé :
"Je suis contre cette initiative", a réagi, très gêné, Patrick Braouzec (PCF) s'interrogeant sur les conditions de sécurité.
"Ce qu'a fait Greenpeace est inadmissible, a aussi jugé Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS. Ils défendent une cause noble mais là, ils ont fait
le contraire du but recherché: ils ont empêché un débat intéressant et utile, c'est choquant!" (...) Le président de l'Assemblée Bernard Accoyer a annoncé le dépôt de deux
plaintes, l'une pour l'intrusion de la militante dans l'hémicycle, l'autre pour l'action matinale sur le toit du Palais-Bourbon (...)"
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hJKn3EQRNs6oJ6Y37R2K5OesCTUQ
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