Mercredi 2 décembre 2009
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Photo: Le polder de Beemster, ainsi que d’autres, fut asséché en 1604 par Leeghwater (1575-1650, dont le nom signifie “sans eau”). Pour ce
faire, il utilisa des batteries de moulins. Ce projet est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité (UNESCO).
" (...) Nous pouvons nous en sortir. Comme par un coup de chance qui sourie aux espèces les plus envoutées de la terre, le changement climatique arrive juste
au moment où nous avons -ou avons en perpective- toute une gamme d'outils pour adapter et étendre la civilisation à tous les types d'environnements. Homo sapiens joue aujourd'hui au golf
dans les déserts, se promène dans l'espace, et met à jour son profil facebook depuis le pôle sud. Et les changements technologiques accélèrent. En 2050, les années 2010 sembleront aussi
primitives que nous paraissent primitives aujourd'hui les années 1890.
Mais la transition vers un monde plus chaud ne va-t-elle est pas être pénible ? La réponse honnête est que nous ne le savons pas. Cela dépend
des ressources que nous parviendrons à exploiter, des technologies et ainsi de suite. Il y a cependant de nombreuses raisons d'être optimiste. Alors que l'occident, frappé de
récession, se tord de douleur, la Chine, l'Inde et de nombreux pays en développement affichent un taux de croissance de 8%. Ces pays musclent leurs économies car ils considèrent que la
technologie, et la richesse qu'elle engendre, constitue la meilleure assurance de protection contre une mère nature homicidaire. Les populations littorales, par exemple, survivront non parceque le monde va s'unir pour stopper la montée du niveau marin (il ne la stoppera
pas). Elles survivront parcequ'elles auront appris à s'adapter à cette montée. Comme les hollandais ont su le faire au cours du
moyen-âge.
Idem pour les autres supposés chevaliers de l'apocalypse. Des sécheresses ? Allez voir la ville de Perth, située à la bordure
du grand désert australien, et où plus d'un million de personnes restent alimentées en eau douce grâce au dessalement de l'eau de mer réalisé grâce à l'énergie
éolienne (...)
Il convient de garder à l'esprit que la planète que nous habitons a toujours été fondamentalement hors de contrôle, conduite par un système chaotique
d'une complexité fantastique dont nous ne comprenons que très peu le fonctionnement. Avec ou sans notre volonté, notre chère terre-mère est capable de produire des situations
hautement hostiles à la vie humaine. Choisissez le cygne noir que vous voulez - que dites-vous du prochain astéroïde, supervirus aviaire ou volcan Yellowstone ? -
le changement climatique peut finalement finir comme une simple note dans la marge.
Il y a de nombreuses raisons qui conduisent à chercher à éviter une focalisation sur l'adaptation (...) La
vraie question n'est pas de savoir comment nous pouvons conserver les choses dans leur état actuel, mais comment nous allons vivre, et sans doute prospèrer, sur une planète plus
chaude. Oui, nous devons continuer à chercher à réduire les émissions de CO2. Mais nous devons être réalistes entre ce qui peut être accompli et ce qui ne peut pas
l'être.
Au risque de paraître horriblement choquant, le changement a du bon. Vraiment. Sans les
changements de notre volatile environnement, sans passer par une extinction massive de plus de 80% des espèces, la terre serait devenue la planète des trilobites. Nous avons simplement à
chercher une manière de faire ce que nous avons toujours fait: nous adapter et - si
j'ose dire- évoluer. Et ainsi se préparer à la prochaîne ère glaciaire."
Suite :
http://www.wired.com/magazine/2009/11/st_essay_globalwarming/
Photo: La ferme éolienne d'Emu Dows, à coté de la ville australienne de Perth, est
constituée de 48 éoliennes qui fournissent assez d'énergie pour alimenter une station de desallement de l'eau de mer (osmose inverse, groupe Suez), station qui alimente la population de la
ville.
http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=11134967
http://www.water-technology.net/projects/perth/
http://www.enerzine.com/7/2437+Suez-inaugure-l-usine-de-dessalement-de-Perth+.html
Photo: Perth, 1,5 millions d'habitants sur la côte ouest de l'Australie, en bordure du grand désert australien
Photo : ANTARCTIQUE - la station de recherche "Princess Elisabeth" est autonome en énergie grâce à l'éolien et au solaire
http://www.electron-economy.org/article-34206319-6.html
Photo : Evolution du niveau de la mer durant le Holocène. Il y a 8000 ans, le niveau de la mer était 15 mètres plus bas
qu'aujourd'hui. Au cours du XXième siècle, le niveau marin a monté de 20 centimères. Cette montée du niveau de la mer a-t-elle conduit à l'extinction de l'espèce humaine ? Non. Avec une
vitesse de montée de 2 millimètres par an, on a le temps de la voir monter... La montée du niveau marin depuis 20000 ans (dernier maximum glaciaire, le niveau marin était 100 mètres plus bas
qu'aujourd'hui) a provoqué des changements auxquels les hommes se sont adaptés. Les scientifiques du GIEC pensent que le niveau de la mer pourrait monter entre 20 et 90cm d'ici
2100.
Photo : L'entrée de la grotte Cosquer (grotte ornée de l'aurignacien datée de 27 000 et 19 000 ans avant le présent) est
aujourd'hui située à 37 mètres au dessous du niveau de la mer. Cette grotte, située près de Marseille, offre une palette d'animaux témoignant d'un climat très froid : pingouins
etc.
Photo : Trilobite. Il y a 250 millions d'années, au permien, s'est produit la plus grande extinction de masse que la Terre ait connue.
Sans le changement environnemental majeur qui a provoqué cette crise biologique, l'homme ne serait sans doute jamais apparu sur terre. Le changement est la loi de la vie.
John Fitzgerald Kennedy :
"When written in Chinese, the word "crisis" is composed of two characters. One represents danger and the other represents opportunity.”
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