Lundi 30 novembre 2009
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" (...) Le
doute, ennemi de la communication - «Le chercheur qui émet des doutes s’expose à la vindicte de ses pairs,
analyse Pierre Veya, rédacteur en chef adjoint et journaliste scientifique au quotidien Le Temps. Le doute devrait pourtant être au coeur de la démarche
scientifique.» Mais voilà: il est aussi l’ennemi de la communication et de la décision. Dans le cas où les chercheurs - ainsi que les ONG qui relayent, et
parfois déforment, leurs messages - ne se montrent pas suffisamment affirmatifs, la méfiance risque de s’installer au sein du grand public et chez les politiciens: si les experts
eux-mêmes ne sont pas complètement certains, le problème est-il vraiment patent?
Voilà qui explique peut-être pourquoi certains chercheurs sont tiraillés entre leur honnêteté scientifique et la volonté de faire passer un message univoque. Au point d’en arriver parfois à
gommer les nuances, voire à arranger la vérité. «Les documents publiés cette semaine sur Internet confirment qu’un certain nombre de chercheurs, tout à fait compétents par ailleurs, endossent
le rôle de militant, constate Jacques Lévy, professeur de géographie à l’EPFL. Cette confusion entre science et
politique est éthiquement discutable et socialement dangereuse.» Pour lui, ces révélations n’invalident pas nécessairement l’hypothèse du réchauffement, qui reste la
plus vraisemblable, mais elles illustrent la difficulté d’avoir un vrai débat sur l’évolution du climat (...)
L'ère de l'écologiquement correct - En quelques dizaines d'années, nous sommes passés d'une société
où les écologistes n'avaient pas voix au chapitre à une situation où l'on ne supporte plus qu'une personne exprime une vision différente du courant dominant. «Mais,
attention, nous assistons aujourd'hui à une montée de la défiance, prévient Jacques Lévy. Et il n'est pas impossible que l'opinion publique se renverse de nouveau
complètement.» La meilleure solution pour éviter cela? Les scientifiques doivent laisser de côté une certaine arrogance et se montrer inattaquables aussi bien sur
leurs méthodes de travail que sur leur manière de communiquer. Quitte à relativiser leurs conclusions (...)
Suite :
http://www.lematin.ch/actu/monde/sceptiques-rechauffement-parlent-donnees-manipulees-196999
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