Lundi 7 décembre 2009
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On commet aujourd'hui avec le climat le même type d'erreur commise il y a 6-7 ans avec les
agrocarburants.
Pour sortir des carburants pétroliers liquides, la première idée qui vient à l'esprit c'est de les remplacer...par d'autres carburants liquides. Le tournesol est d'ailleurs devenu le symbole des
verts...On a donc commencé à faire la promotion des agrocarburants alors que, pour de simples raisons physiques, il s'agit d'une impasse complète.
A présent, toutes les attentions sont focalisées sur le réchauffement, dont on pense (avec des arguments sérieux mais sans certitude) que les gaz à effet de serre émis par l'homme en sont la
cause. La première idée qui vient à l'esprit est de s'attaquer directement au CO2, d'interdire les émissions de gaz à effet de serre ou de punir ceux qui émettent des gaz à effet
de serre, c'est à dire tout le monde. Or la stratégie de la punition ne peut pas fonctionner car nul ne veut renoncer à son confort, et encore moins dans les pays où la population a un
niveau de vie très modeste. Kyoto a été un échec majeur, historique. Copenhague, qui s'inscrit dans la même logique, a toutes les chances d'aboutir au même résultat.
Les politiques ont demandé a des scientifiques réunis au sein du GIEC de donner un état de lieux concernant le climat. Que disent les scientifiques ? Que le climat s'est réchauffé
depuis un siècle, qu'il est probable que ce réchauffement se poursuive si les émisiosns de gaz à effet de serre se poursuivent et que ce réchauffement induira vraissemblablement des changements
environnementaux. Voilà ce que disent les scientifiques, et le débat scientifique n'est pas du tout terminé, il est complètement ouvert. Mais ensuite, on entre dans la sphère de la
politique. Et dans un combat politique, il est courant d'utiliser des stratégies pour essayer d'affaiblir les arguments de l'adversaire. Une partie des politiques a
essayé de nier la réalité du changement climatique, une autre partie a essayé de faire croire que la scientifiques sont catégoriques et que la fin du monde approche si nous ne metttons pas
en place des politiques contraignantes pour réduire les émissions de CO2. Certains scientifiques ont accepté de rentrer dans l'arène politique, au risque de pervertir la science. On en
est là aujourd'hui. Le débat scientifique a été perverti par la politique, et le débat politique a été perveti par ceux qui font croire que le débat scientifique est terminé. Or le
débat scientifique doit avoir lieu de manière ouverte, et le débat politique, sur les choix de société, doit bien entendu être tout aussi ouvert. Toutes les approches politiques sont
autorisées, personne n'a la vérité. Ceux qui prônent une réduction drastique et rapide des émissions de CO2 sont respectables. Ceux qui disent que cela va coûter beaucoup trop cher pour les pays
pauvres, qu'il y a d'autre priorités, ou qu'il vaut mieux opter pour l'adaptation au monde qui change sont tout autant respectables. Ce sont aux citoyens, pas aux experts appelés par
tel ou tel politique, de décider librement du monde dans lequel il veulent vivre. On entend parfois, mais c'est "le bon sens". C'est "le bon sens" dans le cadre de telle ou telle vision politique
et univers mental. Ce n'est pas le bon sens pour d'autres.
Mon avis : l'écologie de la punition et les bigoteries climatiques mènent à une impasse, seule l'écologie positive peut permettre le changement et de lancer l'écorévolution industrielle qui
sera de toute manière nécessaire compte-tenu du fait que pétrole, gaz, charbon et uranium s'épuisent. Deux axes sont à développer : s'adapter au changement (le
changement climatique ne conduit pas à la fin du monde mais à des environnements différents) et développer massivement les éco-technologies qui ont du sens sur le plan
économique. C'est déjà le cas de l'éolien et de l'hydro. Les populations riches sont capables de s'adapter au changement : faisons en sorte que les populations pauvres sortent de la pauvreté et
deviennent elles aussi capables de s'adapter. Et construisons la Clean Energy Economy, base d'une propérité durable pour tous.
- Sortir du CO2-Psychotage -
Les films conçus spécialement pour faire peur, les scientifiques qui sortent de leurs labos et qui tiennent un discours hyper-alarmiste dans les médias, les éco-militants qui font
de l'escalade au coeur de l'assemblée nationale, le JT de TF1 (groupe Bouygues) au Groenland, ou encore les discours grandiloquents de Nicolas Sarkozy sur le climat au Brésil
sous fond de ventes d'avions Rafales (groupe Dassault) et de promotion du nucléaire, cela ne marche pas et cela marchera de moins en moins. L'heure est à l'éco-sérénité et à la construction
positive. Et surtout, à mettre l'homme, l'épanouissement humain, au coeur de toutes les politiques environnementales.
Ceux qui prônent les taxes, les quotas et autres punitions sont en réalité les partisans du status-quo, de la conservation du système en place, de l'inaction. Ceux qui prônent des mesures
incitatives en faveur des éco-technologies et la mise en place de business-models permettant l'introduction en masse des éco-solutions sont les artisans du changement, de l'éco-révolution
industrielle.
- Olivier
«Il vaut mieux enseigner les vertus que condamner les vices.»
- Baruch Spinoza
" (...) Devant l'impossibilité évidente d'atteindre les objectifs fixés à
Kyoto, Bjorn Lomborg, qui travaille aujourd'hui au Copenhagen Consensus Center prône plutôt de rendre les énergies renouvelables moins chères que les énergies
polluantes. Une approche incitative aurait davantage de chances de réussir qu'un discours culpabilisant. Bjorn Lomborg prétend [commentaire : il ne s'agit pas d'une prétention mais d'un fait] que la Terre reçoit en une heure suffisamment d'énergie provenant du Soleil pour alimenter le
monde toute une année. Selon lui, on devrait investir 50 fois plus dans le développement de nouvelles technologies, parce que cela serait 500 fois plus efficace que de réduire les émissions de GES. Il croit aussi que
l'on devrait repenser l'aménager des villes, car on prévoit que 80 % de la population mondiale sera urbanisée d'ici 2050. Bjorn Lomborg propose entre autres de peindre les rues de couleurs claires, de planter des arbres et d'ajouter des plans d'eau (...) -
Source : RadioCanada
(...) Lomborg likewise argues that the current approach to mitigation is an expensive non-runner. Better, he says, to invest in adapting to climate change now and in long-term green energy technology
(...)
http://www.alertnet.org/db/blogs/59204/2009/11/7-122545-1.htm
"Welcome to FixTheClimate.com, the Copenhagen Consensus on Climate project. Global warming is real, it is caused by man-made CO2 emissions, and we
need to do something about it. But we don’t need action that makes us feel good. We need action that actually does good. For almost 20 years, from Rio to Kyoto to Copenhagen, we’ve been wasting
time, pursuing the failed strategy of cutting carbon-dioxide emissions. Promises of short-term carbon cuts haven’t worked because implementing them is extremely expensive and ineffective:
alternative energy technologies are far from ready to take over. To ensure that they are ready, we should instead invest 0.2% of GDP in green research and development, which the research you can
read at this site shows is a far smarter option. The solution is not to make fossil fuels more expensive; the solution is to make alternative
energy cheaper. " - Bjørn Lomborg
http://www.copenhagenconsensus.com - http://fixtheclimate.com/
Lire aussi :
Global Warming and Mt. Kilimanjaro - The glaciers on the famous peak, receding for more than a century, attract many tourists; the people of
Tanzania attract much less attention (...)
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704342404574577892593153408.html?mod=rss_Today's_Most_Popular
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