Objectif Terre : Le blog des CleanTech - Cap vers l'Electra-Economy - Par
Olivier
Bertrand Piccard, psychiatre et psychothérapeute :
"Puisqu'on ne peut pas changer le caractère de l'être humain, essayons de composer avec son fonctionnement " - Suite ici

"Le conflit entre la Russie et la Géorgie menace les installations de transport de pétrole et de gaz situées sur le territoire géorgien. Ces affrontements peuvent remettre en cause la position
clef que la Géorgie occupe dans l'approvisionnement de l'Europe de l'Ouest en hydrocarbures, notamment avec le BTC, le Bakou-Tbilissi-Ceyhan (...)" - http://www.rfi.fr/actufr/articles/104/article_69950.asp
La région de la Caspienne posséderait entre 2 % et 6 % des réserves mondiales de pétrole et entre 6 % et 10 % des réserves de gaz..
"Les vastes ressources en gaz et en pétrole de la Caspienne
sont importantes pour la prospérité et la sécurité énergétique de l’Europe. Dès 1995, le programme INOGATE financé par l’Union européenne dans le cadre du programme
TACIS, a eu pour but de permettre à l'UE d'accéder à de nouvelles sources d'énergie notamment en Russie et dans le bassin de la mer Caspienne. L’Assemblée parlementaire du
Conseil de l’Europe, constate, dans une résolution d’avril 2003 que «la région de la mer Caspienne occupe une place de plus
en plus centrale pour la sécurité énergétique et la prospérité européennes». L’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) permettra à l’Azerbaïdjan de renforcer ses liens avec l’Europe
via la Turquie et d’améliorer la coopération régionale avec Tbilissi et Ankara. En juin 2004, l’Union européenne a intégré l’Azerbaïdjan, ainsi que ses deux voisins du sud Caucase, dans la
nouvelle Politique de voisinage définie après l’élargissement de 2004. (...) Pour que la production et l'exploitation des
hydrocarbures de la mer Caspienne soient à terme commercialement rentables, la Turquie et la Géorgie jouent un rôle stratégique de premier plan (...) Les
ports géorgiens de Soupsa et de Batoumi font concurrence au port russe de Novorossisk pour les exportations de pétrole par la mer Noire (...)"
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/mer-caspienne/region-geostrategique.shtml
"En 2003, la production des pays de la Caspienne (exceptés l’Iran et la Russie qui ne
produisent pas encore en offshore) s’élevait à 1,5-1,7 million de barils par jour. En 2010, elle devrait se situer entre 2,4 et 5,9 millions de barils par
jour. Sont principalement concernés les pays du nord de la Caspienne : le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan. Avec une consommation faible, ils exportent une grande partie de leur
pétrole (...)"
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/mer-caspienne/petrole.shtml
La Géorgie, une étape importante sur la route des hydrocarbures
http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3234,54-1088195,0.html
Moscou veut garder le contrôle du pétrole et du gaz d'Asie centrale - (...) Durant le conflit, la Russie semble avoir tout fait pour
compromettre ce rôle de pays de transit, notamment en s'en prenant aux ports géorgiens de la Mer noire. Ses bombes et ses obus ne sont pas tombés loin de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC)
reliant la Caspienne à la Méditerranée en traversant le territoire géorgien. Il n'en a pas fallu plus pour montrer que les "tuyaux" évitant la Russie sont à portée des canons russes et
que ressurgisse le spectre d'une menace sur l'approvisionnement de l'Europe (...)
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/08/26/moscou-veut-garder-le-controle-du-petrole-et-du-gaz-d-asie-centrale_1087911_3214.html#ens_id=1036786
Réduire la dépendance à l'égard du Moyen-Orient est donc essentiel, car le développement de la production pétrolière et gazière de mer du Nord, consécutif aux chocs
pétroliers de 1973 et 1979, a atteint ses limites, même s'il a permis de réduire substantiellement la dépendance pétrolière extérieure des pays de l'Union européenne passée de 97% en 1973 à 55%
en 2000 (pour les 15). Le taux de dépendance vis-à-vis du pétrole produit à l'extérieur de l'Union pourrait faire un bond à 85% dès 2010 et à 90% en 2020 selon la Commission européenne.
L'Union européenne doit s'attendre à un regain de ses préoccupations de sécurité d'approvisionnement. Le passage d'une situation de dépendance limitée à une situation de dépendance extérieure
massive va en effet contribuer à modifier les conceptions géostratégiques de l'Europe.
L'Union européenne va être confrontée à deux choix structurels majeurs avant 2010. Elle va devoir relancer la diversification de son offre énergétique; ce qui implique inévitablement de relancer
la construction d'un parc de centrales nucléaires, seule solution possible pour les 30 prochaines années en l'absence de percée significative des énergies alternatives ou renouvelables, à
l'exemple de ce qui est en train de se réaliser en Finlande et en France avec le choix d'une nouvelle génération de réacteurs.
Elle va devoir réfléchir à l'utilisation de l'instrument militaire de ses états membres. La préoccupation maritime va redevenir prioritaire en Europe pour partager le fardeau de la sécurisation
des voies d'approvisionnement en pétrole et en gaz du monde aux côtés des Etats-Unis. De toute façon, si l'Europe ne trouve pas sa place, elle sera très rapidement occupée par des pays comme
l'Inde ou la Chine qui ont d'ores et déjà compris qu'ils ne pouvaient faire l'économie d'une politique navale ambitieuse pour sécuriser par eux-mêmes leurs voies d'approvisionnement en
énergie.
http://www.robert-schuman.eu/question_europe.php?num=su-186
Consommation pétrole, monde, 2007 : 84,31 millions de barils par jour
Nous devons construire une Europe non pas complètement indépendante mais résiliente sur le plan énergétique, c'est
à dire capable de subvenir à ses propres besoins de manière autonome en cas de crise. Ceci est possible avec les énergies sans carbone made in Europe (solaire, éolien,
géothermie etc.).
A ce sujet:
Big BEN (Big Energy Network) - It's time to change !
http://objectifterre.over-blog.org/article-21652046.html
Cinq fois plus d’énergie

Jardiner sur les toits,
en ville. Chine
"Tourne ton visage vers le
soleil et tu laisseras l'ombre derrière toi"
- Proverbe africain
"Tel le capitaine d'un bateau navigant sur une mer ouverte sans savoir s'orienter et qui crie "Il y a de l'eau partout mais nous n'avons plus une seule
goutte à boire !". Les énergies renouvelables sont partout, il nous faut installer des capteurs pour les collecter. Un bateau qui a installé un desalinisateur ne manquera jamais d'eau
douce en mer (...) Je ne suis pas enthousiaste à propos du film d'Al Gore. La raison à cela, c'est qu'il ne montre pas les solutions (...) Si la majorité silencieuse ignore que
les solutions existent pour surmonter ces dangers elle arrivera à la conclusion que ces problèmes ne peuvent pas être résolus (...) Et si les gens pensent cela, il vont développer
une "No Future Mentalité". Les gens deviennent alors apathiques, déprimés, nihilistes (...) Une société ne peut passer à l'action pour surmonter les dangers que si une
perspective peut être visualisée à l'horizon. Pour des raisons psychologiques, il ne faut pas laisser les gens seuls face à des dangers énormes (...) Chercher à faire croire
qu'il n'existe pas d'alternatives aux énergies fossiles relève de la pollution des esprits (...)"
- Hermann Scheer, député allemand, père des lois allemandes sur les énergies renouvelables et initiateur de
l'IRENA
"Il n'y a pas de crise de l'énergie, il y a une crise de l'ignorance"
- Richard Buckminster Fuller, architecte et inventeur américain
"Je préfère rendre l’espoir possible plutôt que de rendre le désespoir
convaincant
(...) Le marché est un superbe serviteur, un mauvais maître et la pire des religions."
- Amory Lovins, fondateur du Rocky Mountain Institute, USA
"Il y a des gens qui seraient contents que la fin du monde arrive, uniquement parcequ'il l'avait pronostiquée"
- Friedrich Hebbel, poète et dramaturge allemand
"J'ai voulu aller chercher d'autres idées dans le souffle du vent pour essayer de mieux marcher sur cette Terre, dans mon rôle de médecin et d'être humain »
- Bertrand Piccard, médecin et
aéronaute suisse
"Beaucoup de personnes pensent que si c'est écologique, c'est forcément difficile et qu'il faut en baver. Notre maison à énergie positive permet au contraire de rendre la vie plus
facile, plus confortable, et elle produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme"
- Rikke Lildholdt, manager du projet Active House, Danemark
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