
Etant donné qu' une croissance surfacique infinie est impossible sur une planète dont
la surface est finie, que la surface agricole utile mondiale est déjà très largement utilisée, que la population mondiale augmente, il est fondamental de considérer la consommation des
espaces cultivables et donc de tenir compte de l'efficacité énergétique. Avec une efficacité énergétique faible, on consomme plus de surface et on augmente les impacts environnementaux
(biodiversité etc.). Au Brésil, en Indonésie et dans de nombreux autres pays, on déforeste pour cultiver. Nous sommes 6,7 milliards aujourd'hui, nous serons 9 milliards en 2050.
La recherche de l'efficacité énergétique est donc incontournable, et cette recherche doit être à mon
sens menée de la manière la plus objective possible.
Le rendement de
conversion de l'énergie solaire en biomasse végétale est de 0,1 à 0,4% pour les plantes terrestres, un peu plus pour les microalgues, les championnes de la photosynthèse.
Un aliment [par exemple des tagliatelles à la bolognaise = blé cuit + tomates + viande + huile + stockage au frigo + cuisson] est un agrocarburant destiné à la
machine cardiaque/respiratoire/musculaire humaine.
Comme souligné dans le rapport « Agrocarburants et Environnement » publié fin 2008 par le Ministère de l’écologie, "Les agrocarburants se situent dans la zone des rendements les plus faibles,
ils sont de fait limités par le rendement de la photosynthèse qui est très faible (<1%). La troisième génération, utilisant des algues, restera largement moins efficace que
les solutions « électriques » quelles qu'elles soient, notamment l'utilisation de l'énergie solaire."
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/Agrocarburants_et_Environnement.pdf
Un mètre carré terrestre reçoit chaque année environ 1500 kWh d'énergie solaire en moyenne (c'est à peu près le cas en France, située à une latitude moyenne), soit 15000
MWh/hectare. Les meilleurs rendements ne dépassent pas 10 tonnes de biomasse total (racines, tiges, fruits,...tout) à l'hectare et par an (10 tonnes, c'est une hypothèse TRES haute). Le
PCI de la biomasse est égal à la moitié de celui du pétrole, soit environ 5 kWh par kg. Le contenu énergétique de 10 tonnes de biomasse est donc de 50 MWh.
50 / 15000 x 100 = 0,33%
Avec les microalgues, ont peut atteindre 30 tonnes à l'hectare et par an, avec une PCI égale à 80% de celle du pétrole (espèces riches en huile), ce qui nous donne du 240 MWh/ha/an. On arrive
ainsi, au laboratoire, avec des conditions de croissances idéales (très fort enrichissement du milieu en CO2 etc.) à un rendement de 1,5%, grand maximum.
Un panneau solaire, pas besoin de terres cultivables pour l'installer. Rendement supérieur à 15 %. Le temps de retour énergétique d'un système photovoltaïque complet est (pas seulement les modules, mais
aussi les câbles, les cadres et les outils électroniques), en fonction de l'irradiation solaire à cet endroit, entre 19 et 40 mois pour un système monté sur toiture et entre 32
et 56 mois pour un système monté en façade (vertical). Durée de vie minimum de 20 ans (240 mois) [source]. C'est donc une solution parfaitement durable. La consommation d'eau douce lors de la fabrication du module
est insignifiante quand on la ramène par MWh produit et en intégrant la durée de vie du système. La consommation d'eau douce est très faible en fonctionnement: nettoyage des panneaux (1
litre d'eau douce pas semaine pour 10m2 de panneaux). Ces capteurs ne nécessitent pas de pesticides, ni d'engrais. Ils ne nécessitent pas de surfaces
cultivables et sont instalables sur le toit de sa maison, sur les stores, au niveau des parkings etc.
Si l'on raisonne à grande échelle, et non seulement à son échelle
individuelle, miser sur la biomasse pour répondre à nos besoins énergétiques et en particulier pour alimenter nos transports (moteur thermique ou muscle), est un non sens d'un point de
vu écologique compte-tenu du faible rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse (0,3%) et du faible rendement de la machine musculaire (inférieur à 20%) et des moteurs thermiques
(18% avec l'essence, 23% avec le diesel en cycle d'usage ordinaire). Cela n'enlève rien au fait que faire du sport est bon pour la santé.
Faire une activité physique induit une augmentation de la consommation énergétique
par rapport à la dépense liée au métabolisme basal. C'est un fait. On ne produit pas de l'énergie mécanique (faire tourner les roues de son vélo par exemple) à partir de
rien, sauf si on prétend être parvenu à dépasser les lois de la physique. Plus cet effort est intense et long, plus cette consommation énergétique supplémentaire est importante.
Certaines personnes viennent dire: "oui, mais moi, quand je fais du vélo, je prend sur ma graisse, c'est bon pour ma ligne". La graisse est
une réserve d'énergie, réserve qui s'est constituée en consommant des aliments. Cette graisse, il est possible de la diminuer (sauf cas particuliers) en réduisant ses apports
alimentaires, c'est à dire en réduisant avec une grande efficacité son empreinte environnementale. Brûler cette graisse en faisant du vélo correspond à un gaspillage de graisse, c'est à dire
d'énergie stockée, c'est à dire d'aliments. C'est positif pour la santé (et pour son plaisir personnel) de brûler ainsi ses graisses en faisant du vélo. Pas pour
l'environnement.
Il n'est pas nécessaires de brûler de grandes quantités de calories tous les jours pour se maintenir en forme. Bien sûr, chacun est complètement libre de
faire du sport tous les jours, y compris des sports intenses; mais d'un point de vue environnemental, cela relève du luxe, du plaisir personnel; d'un
point de vue sanitaire cela ne relève pas du simple maintien en forme. 3 ou 4 séances hebdomadaires de gym douce maison (voir en Asie) est par exemple amplement
suffisant.
Savoir
s'alimenter c'est adapter sa consommation à ses besoins, besoins qui sont fonction notamment de ses activités (mais aussi de l'âge, du sexe etc.). "On consomme plus d'aliments que
nos besoins et on grossit": c'est vrai pour une portion significative de la population. La meilleure façon d'un point de vue environnemental d'éliminer cet excès, de rétablir l'équilibre,
n'est pas de brûler les graisses accumulées en faisant du sport, mais de réduire sa consommation alimentaire pour l'adapter à ses besoins réels. N'oublions pas que pour produire 1kWh de viande de
boeuf, il faut 16kWh de biomasse végétale, et 50000 litres d'eau douce...Brûler ses graisses en faisant du sport c'est bon pour la santé, mais pas pour la planète. Il y a une consommation
incompressible (liée au métabolisme basal) et nous avons la possiblité d'adapter notre consommation alimentaire additionnelle à nos besoins réels, en fonction de nos activités et états
physiologiques (allaitement etc.). Chacun est libre d'avoir les activités qu'il souhaite. Pour se maintenir en forme, inutile de brûler de grandes quantités de kWh (Voir la gymnastique douce en
Asie, que l'on peut pratiquer à la maison où dans les espaces verts à coté de chez soi pour les urbains).S'alimenter de façon éco-intelligente c'est adapter sa consommation
alimentaire à ses besoin réels. S'alimenter au dessus de ses besoins réels et se sentir ensuite le devoir d'aller brûler ses graisses en faisant du vélo n'est pas du tout pertinent sur le plan
écologique.
Un cycliste ayant une masse de 70kg et ayant un équipement de 10 kg (vélo + chaussures + vêtements + casque + bouteille d'eau) doit fournir 75 W utile
(puissance mécanique, au niveau des pédales) pour rouler à 20,5 km/h avec une bicyclette conventionnelle (sur du plat, sans vent). A noter que les 2/3 de cette puissance servent à
contrer les frottements pneu/sol et qu'1/3 sert à contrer les résistances de l'air. Référence : Calculateur de SportechOnline.com
Sachant que le rendement de la machine humaine en bonne santé et entrainée est de 24%, il doit en fait fournir une puissance de 300 W sous forme d'énergie biochimique (aliments)
ingurgitée. (Référence : Whitt F. et Wilson D. (1982) Bicycling Science, MIT Presse, Cambridge, Mass., pages 151 à 188). A cette vitesse de 20,5
km/h, il parcourt 1km en 3 minutes, et en 3 minutes il consomme 300 W x 0,05 heures = 15 Wh.

Source :
http://www.med.univ-angers.fr/discipline/labo_neuro/cours/st/Physio%20SDD%20CM1.pdf
La consommation d'un cycliste est donc de de 15 Wh-aliment / km en supposant un effort moyen d'un cycliste voyageant à 20,5 km/h sur du plat et sans vent. Et sachant que les aliments ont nécessité récolte/emballage/transport/distribution/conservation au froid/cuisson, on passe à 30Wh/km. Et sachant enfin que la biomasse des
plantes s'est formée à partir d'énergie solaire, on passe à 10 kWh-primaire/km.
Une Mégane 100% électrique consomme 0,15kWh/km. En intégrant l'investissement énergétique de la batterie permettant d'avoir une autonomie de
200km; 2000 cycles (soit bien moins que 0.04kWh/km mais prenons volontairement des hypothèse défavorables à l'électrique) on passe à 0,154
kWh/km. Et en prenant en compte l'investissement énergétique lié à la construction du véhicule (25MWh ; durée de vie moyenne de 12 ans; 10000km/an, soit
0,2kWh/km), on passe à 0,354kWh/km . En produisant cette électricité avec le solaire (rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse de 15%), cela correspond à
2,36 kWh-primaire/km.
Cela peut paraître surprenant mais c'est ainsi: Un cycliste (on néglige ici le
coût énergétique de la construction du vélo, des pneus etc.) consomme 4,2 fois plus d'énergie au kilomètre qu'un automobiliste
circulant en voiture 100% électrique type eMégane, alimentée en électricité solaire. Ceci en incluant l'investissement énergétique de la construction de la batterie et du
véhicule. Sans parler de la consommation en eau douce, en pesticides et en engrais pour cultiver. Sans parler de l'impact sur la
biodiversité compte tenu des immenses surfaces nécessaires. Si la réduction de notre empreinte environnementale est notre
objectif, c'est vraiment l'électro-mobilité qu'il faut encourager.
Considérer que l'humanité dispose d'une surface terrestre infinie, et qu'il peut donc
recourir à des capteurs (les plantes) à très faible rendements pour subvenir à ses besoins en énergie-transport relève de l'idéologie de la terre plate. Point fondamental (parfois mal compris) : l'énergie émise par le soleil est bien entendue immense, mais la ressource solaire qui parvient au niveau des surfaces cultivables est limitée. Là est la limite. Et de plus, les plantes sont de très mauvais
converstisseurs d'énergie solaire en énergie biochimique (biomasse). C'est une donnée encore très peu connue par les français et pourtant fondamentale.
***
Au niveau du bilan hydrique, le bilan de la filière aliment-vélo n'est pas brillant :
Le cycliste qui a parcouru 10km a nécessité 0.15 kWh d'aliments.
Supposons qu'il consomme un plat de pâtes (blé cuit) pour récupérer les 0.15 kWh perdus. 1 kg de pâtes = 4 kWh. Il faut donc environ 40 grammes de pâtes pour rembourser les 10km à vélo. La
production de 40 grammes de blé a nécessité environ 4 litres d'eau douce (environ 0.1 litre d'eau douce par gramme de pâte...).
Le bilan s'aggrave si le plat de pâte est accompagné de sauce et de viande...
Faire du vélo pour la santé et pour son plaisir personnel, bien sûr.
Faire du vélo pour préserver la planète ? ...A méditer.
Mon avis : chacun est libre de se déplacer comme il le veut, à chacun d'agir en son âme et conscience. Si certaines personnes trouvent leur plaisir en circulant à vélo
(c'est mon cas), tant mieux pour elles. Mais par contre, qu'un cycliste se permette de dire qu'il fait du vélo pour le bien de la planète, c'est infondé. Qu'un cycliste qui se croit "écolo"
(mot complètement pervertit en France aujourd'hui) vienne se moquer de ceux qui font appel à l'électro-mobilité pour se déplacer (skateboard électrique, vélo
électrique, bikeboard, easyglider, segway, scooter électrique, moto électrique, voiture électrique) cela relève non seulement de l'incivilité mais, de plus, cela a vraiment aucun
fondement écologique.
Circuler en vélo en milieu urbain, c'est du zéro émission toxique et un encombrement réduit. La bonne nouvelle est que les transports électriques sont aussi à zéro émission toxique et que
les e-skateboard, easyglider et segway conduisent à un encombrement du même ordre que le vélo. La voiture électrique (eMégane) a été choisie dans le présent
article pour montrer que même avec un véhicule lourd, même en prenant en compte le coût énergétique de la construction de ce véhicule et de sa batterie, le bilan énergétique reste favorale à
l'électro-mobilité face à la filière aliments-vélo. Circuler dans une grosse voiture dans des villes à haute desnsité humaine n'est bien entendu pas recommandé (l'encombrement conduit à
faire perdre du temps à tous), ceci même si une voiture électrique ne consomme strictement rien à l'arrêt au niveau des feux rouges et embouteillages, contrairement aux véhicules thermiques.
- O.D.
(cycliste et sportif convaincu des bienfaits du sport pour la santé et comme source de plaisir :-)
Résumé de l'article :
1 - Le soleil délivre une puissance colossale : 3,826×10^26 W
2 - La surface des continents (150 millions de km2, dont les déserts chauds, les déserts froids, les montagnes et les lacs) est limitée ainsi que la surface agricole utile (SAU)
mondiale (16 millions de km2, soit 10,6% des surfaces émergées).
3 - Le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomase se situe entre 0,1 et 0,4% (à l'exeption de certaines espèces de microalgues avec lesquelles des rendements de 1,5% sont
théoriquement possibles) et l'humanité (dont la population augmente) a déjà consommé une grande partie de la SAU mondiale.
Il en découle de 1,2 et 3 :
- Que ce n'est pas la ressource solaire globale qui pose problème mais la quantité d'énergie solaire qui parvient au niveau des surfaces cultivables. Sachant que le rendement de
conversion par les plantes (point 3) est très faible, la question de la consommation de surface est incontournable : une croissance surfacique infinie sur une planète dont la surface est finie
est impossible.
4 - L'énergie ne se crée pas, elle se transforme. Faire une activité physique induit une augmentation de la consommation énergétique par rapport à la dépense liée au métabolisme basal. C'est un
fait. On ne produit pas de l'énergie mécanique (faire tourner les roues de son vélo par exemple) à partir de rien, sauf si on prétend être parvenu à dépasser les lois de la physique. Plus cet
effort est intense et long, plus cette consommation énergétique supplémentaire est importante.
5 - La graisse est une réserve d'énergie (il en est de même pour le glycogène), réserve qui s'est constituée en consommant des aliments. Cette graisse, il est possible de la diminuer (sauf cas
particuliers) en réduisant ses apports alimentaires, c'est à dire en réduisant avec une grande efficacité son empreinte environnementale.
Voir aussi :
Circuler en Segway est bien plus efficace sur le plan énergétique que de circuler à vélo
Cela bouleverse complètement les idées reçues.
Mais attention, les nouvelles idées prennent parfois du temps à être comprises.
Certaines personnes ont besoin de beaucoup de temps pour intégrer de nouvelles idées.
"Certaines personnes ont besoin de beaucoup de temps pour intégrer de nouvelles idées"
Bonjour André,
J'ajoute ceci :
"Aucun argument rationnel n'aura un effet rationnel sur un homme qui refuse d'adopter une attitude rationelle"
- Karl Popper
a+
Jeff
Vraissemenblablement la même que ceux qui font du vélo pour perdre du poids.
Je suis d'accord avec vous : l'éducation dans le domaine de l'alimentation (et également dans le domaine de l'environnement) est fondamental.
Olivier
Je suis entièrement d'accord avec vous lorsque vous dite qu'il faut consommer selon ses besoins.
Votre article n'est pas du tout béton (contrairement à ce qu'à dit l'auter personne qui a commenté), et, toujours contrairement à lui, votre analyse suit parfaitement le schéma de pensée actuel, qui est, d'une part, d'utiliser les chiffres en les considérant comme objectifs et scientifiques et, d'autre part, de ne penser qu'à l'instant T.
Bien que j'en doute, mais admettons-le quand même, je consomme plus "mégawatt" en vélo qu'en voiture (où est l'énergie qui a servie à nourrir et à transporter les travailleurs dans votre calcul ?), alors comment expliquez-vous que des communautés autonomes n'arrivent à se déplacer qu'en vélo, car fabriquez, ou acheter une voiture, autant électrique qu'elle veut, leur coûte trop cher, en temps et en argent ? Pourtant, ces communauté ne meurent pas de faim et n'importent aucun aliment (tout en vivant de manière écologique, c'est à dire pas plus de l'équivalent d'1,2 hectares par personnes pour accomplir les besoins primaires) ?
Toutefois, ne le prenez pas mal, je suis d'accord avec vous lorsque vous dites que l'avenir se trouve dans l'électrique, par contre, là, j'ai trouvé votre article très amer.
En outre, comparé un homme à une voiture de par sa consomamtion d'énergie est peu réaliste puisque, contrairement aux machines, nous nous régénérons en ne faisant rien (enfin, en dormant), et ça, vous ne l'avez pas pris en compte. Je ne me déplace qu'à vélo (je suis à peine majeur et en train de passer le permis) et pourtant, je consomme à peine plus les jours où j'en fait beaucoup des jours où je n'en fais pas.
bref, tout ça pour dire que votre analyse "le vélo ça consomme plus qu'une voiture" n'a rien à faire dans un site comme celui-là, où la plupart des articles sont de splus intéressants et réfléchis.
Edilyon.
Bonjour Edilyon,
Ce n'est pas le rendement des muscles qui est le principal responsable de la médiocrité du rendement global de la filière plante-muscle-vélo, mais le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse. Or les surfaces fertiles permettant de tirer profit de cette énergie solaire via les plantes sont limitées. C'est cela le problème essentiel : la surface cultivable mondiale n'est pas infinie. Croire le contraire relève de l'idéologie de la terre plate.
Olivier
Mais je viens de me souvenir que, selon deux études (japonaises il me semble, en tout cas, la seconde étude, qui donnait le chiffre le plus bas vient de l'université de Seikei) la fabrication et le transport d'une voiture représenterait l'équivalent de 12 à 28 % des émissions de CO2 qu'elle produira toute sa vie (chacun des deux chiffres correspond à chacune des deux études). Donc, prenons votre eMégane que vous avez l'air de tant chérir (:D), on considère qu'elle ne pollue pas (0 émission de CO2), donc le "coût CO2" de sa fabrication est égale à 99,9% des émissions qu'elle produira tout au long de sa vie (les 0.1% je les garde pour la fabrication des éoliennes et autres panneaux pv), donc une eMégane est forcément plus polluante, à l'heure actuelle, qu'un vélo, même si l'on compte la consommation d'énergie du cycliste.
L'investissement énergétique lié à la construction de la voiture (25MWh) est pris en compte dans le calcul de l'article.
Olivier
une Mégane 100% électrique consomme 0,15kWh/km. En intégrant l'investissement énergétique de la batterie permettant d'avoir une autonomie de 200km; 2000 cycles (soit bien moins que 0.04kWh/km mais prenons volontairement des hypothèse défavorables à l'électrique) on passe à 0,154 kWh/km. Et en prenant en compte l'investissement énergétique lié à la construction du véhicule (25MWh ; durée de vie moyenne de 12 ans; 10000km/an, soit 0,2kWh/km), on passe à 0,354kWh/km . En produisant cette électricité avec le solaire (rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse de 15%), cela correspond à 2,36 kWh-primaire/km.
Très intéressante démonstration, si ce n'est que vous partez d'un postulat totalement erroné. En effet, combien de nos concitoyens, je parle bien sûr de ceux qui habitent dans les pays "riches", ne s'alimentent qu'en fonction de la pure nécessité ?
Nous savons pertinemment que nous mangeons tous trop, et que le fait de faire 5 km en vélo ne va pas nous faire manger plus ; au contraire, pour ceux qui font peu de sport, le fait de s'obliger à faire un peu de vélo ne peut que les inciter à manger un petit peu moins, ou un petit peu mieux, histoire d'avoir moins de difficultés à pédaler en cas d'embonpoint ; votre démonstration ne peut s'appliquer que dans un monde où les calories seraient comptées "légalement" ; nous sommes aux antipodes !! Le pb aujourd'hui est beaucoup plus d'aider les gens à revenir à unealimentation saine, et non pas à faire de ces raccourcis qui, mal compris, pourraient conforter certains à ne surtout pas faire de sport et à continuer à utiliser leur véhicule à moteur polluant pour faire les 300m qui les séparent de leur boulangerie préférée...
Bonjour Prunelle,
Oui tout à fait : l'éducation en matière d'alimentation est donc fondamentale.
La meilleure façon de réduire notre empreinte environnementale, c'est d'adapter ses prises alimentaires en fonction de ses besoins. Cela s'apprend.
Faire du vélo pour éliminer l'embonpoint lié aux excès alimentaires est tout sauf écologique.
D'un point de vue environnemental, il est bien plus efficace de réduire ses prises alimentaires.
Mais soyons clairs : mon avis est que chacun fais ce qu'il veut en son âme et conscience.
Il est hors de question d'obliger telle ou telle personne à faire ce ci ou cela.
Mais qu'on ne vienne pas dire que faire du vélo, c'est plus "écolo" que de se déplacer en skateboard électrique, en easyglider, en bikeboard, en vélo électrique ou en segway.
"non pas à faire de ces raccourcis qui, mal compris"
Je pars du principe que les gens savent se servir de leur cerveau et qu'ils savent penser par eux-même. Je ne pars pas du principe "ils ne vont pas comprendre".
Olivier
En tous cas, article intéressant du point de vue de l'efficacité énergétique globale.
Mais je reste convaincu que même si les solutions technologiques ont du bon, et parfois plus qu'on ne veut bien le croire, les solutions sont encore davantage à rechercher du côté de la sobriété énergétique. Ne pouvons-nous pas repenser autrement l'organisation de l'espace (donc de l'économie) de façon à optimiser nos besoins en transports par exemple ?
Merci pour le signalement de cette faute de frappe : le chiffre initial était correct, mais quelques lignes plus bas, il y avait effectivement une erreur d'unité, qui d'ailleurs ne change strictement rien à la conclusion principale : le facteur 4,2 reste inchangé.
Les 6,5 milliards d'être humains parcourent chacun en moyenne aujourd'hui 16km par jour, et 32km en 2050.
"les solutions sont encore davantage à rechercher du côté de la sobriété énergétique"
Il s'agit précisément d'efficacité énergétique : l'électro-mobilité permet de déplacer en consommant moins d'énergie.
Je pense comme vous qu'il faut effectivement installer plus de pistes pour vélos (à propulsion musculaire ou électrique), e-skateboard, easyglider, bikeboard, segway et autres moyens de transports lègers à zéro émission.
Merci encore pour votre relecture.
Olivier
"Les 6,5 milliards d'être humains parcourent chacun en moyenne aujourd'hui 16km par jour, et 32km en 2050."
Le problème est là : même si chaque être humain est plus efficace énergétiquement, s'il parcourt davantage de distance chaque jour, une bonne partie des gains d'efficacité est perdu. C'est l'effet rebond. Par exemple, depuis des décennies la technologie a permis d'augmenter le rendement des moteurs thermiques. A-t-on observé pour cela des gains significatifs de consommation totale d'énergie ? Non, car les voitures sont devenues plus lourdes et le parc automobile a continué de s'aggrandir... Donc d'accord pour des solutions techniques si elles s'accompagnent d'une remise à plat de notre façon de vivre : a-t-on vraiment besoin de se parcourir toujours plus de km ? Cela améliore-t-il notre quotidien ? En sommes-nous plus heureux ?
Je dirais plutôt : pour les solutions techniques si l'énergie qui les alimente est vraiment durable. Et la bonne nouvelle est que la construction de ce nouveau système énergétique sera fortement générateur d'emploi.
L'objectif est de préserver notre capital naturel tout en permettant le développement, pas de chercher à nous priver.
Il y a plusieurs choses qui entrent en jeu : la croissance de la population mondiale et donc celle du parc automobile, le bisiness des industriels qui feront tout pour mettre une voiture entre les mains de chaque personne (et plus si possible) et le fait qu'on roule toujours plus.
Ce qui amène à une question, semble t-il essentielle.
La voiture personnelle est t-elle une solution raisonnable ?
Ne vaudrait-il pas mieux un système de transport plublic bien pensé, efficace et abordable couplé à un système de partage de voiture ?
A mon avis, chacun est libre de choisir la formule de déplacement qui lui convient.
La voiture, en elle même, ne pose pas de problème, et chacun a bien entendu le droit d'en possèder une. C'est le recours aux produits pétrolier qui est problématique.
Bien sûr, dans les centres urbains, et pour des raisons physiques évidentes, il est préfèrable de circuler avec des véhicules occupant de faibles volumes (vélo, marche etc.). Le Segway PUMA me semble un nouveau mode de transport parfaitement adapté aux villes à forte densité de population.
- Accès à une médecine de haut niveau
- Accès à l'alimentation
- Accès à un logement éco-intelligent et agréable à vivre
- Accès à une électro-mobilité efficace (performances énergétiques, environnementales et sanitaires etc.)
- Accès à l'information et à la culture (notamment via les nouvelles technologies de l'information et de la communication).
Nous entrons dans une phase où tout est à construire pour accèder à une économie sans pétrole. Cette phase va être fortement génératrice d'emploi. On arrête pas le progrès.
Questions :
- qu'ententez-vous par "rationnaliser certains usages" ?
- quels sont vos critères pour juger que tel usage est rationel, et que tel autre ne l''est pas ?
- quels usages ?
- La "rationnalisation" doit-elle selon vous venir par un cheminement intérieur de chaque individu ayant acccès à l'information et ayant la possibilité de faire des choix, ou doit-elle être imposée par un groupe de personnes qui s'auto-autorise à penser à la place des autres ?
- Rationnaliser signifie-t-il pour vous faire appel à la raison ou imposer des rations, des quotas ?
Mon avis : chercher à nier que le développement contribue à améliorer nos conditions de vie relève d'un caprice "intellectuel" de certains occidentaux qui ont oublié ce que le confort matériel leur apporte tous les jours.
J'utilise un Véhicule à assistance électrique, VAE.
Avec 0,8kwh secteur & mes petits mollets je fais de 100 à 200km à 17kmh.
Pour mes déplacements et transports quotidiens
je n'ai nul besoin d'une mégane , même électrique.
Le vélo ou le VAE n'ont pas la même utilité qu'une berline.
Entre nous déplacer une tonne pour transportez 75kg est-ce de l'économie?
Je ne me suralimente aucunement, où est le gâchis?
Chacun est bien entendu libre de circuler comme il le souhaite, avec le véhicule de son choix.
L'objectif de ce billet n'est pas d'imposer tel ou tel mode transport mais d'effectuer une comparaison des efficacités énergétiques, non pas basée sur des a priori pseudo-"écolo" mais sur des données scientifiques solides.
Je suis moi même cycliste et je ne possède pas de voiture car, habitant une grande ville de 6 millions d'habitants, je n'en ai pas besoin.
Voici d'ailleurs ce que j'écrivais en 2005 à propos du vélo, j'habitais alors en France :
http://www.ouest-france.fr/2005/01/22/rennes/-Des-rues-encombrees-de-voitures--44981447.html
Olivier
Merci pour votre message.
Olivier
Voici un bel exemple de démonstration fallacieuse fondée sur des pseudos-arguments biaisés et des raccourcis insupportables.
Vous partez du principe que, lors de son utilisation, la voiture n'engendre QUE la dépense énergétique nécessaire instantanément pour la déplacer d'un point A à un point B. C'est faux, archi-faux!
Etes-vous certain d'avoir pris en compte toutes les dépenses énergétiques liées à la conception, la construction et l'utilisation de la voiture? Y compris les dépenses liées à l'alimentation de tous les individus associés à cette chaîne?
- les ingénieurs qui conçoivent le véhicule
- les mineurs de fond et ouvriers qui extraient les matières premières nécessaires à sa construction, en particulier les batteries
- les ouvriers qui l'assemblent en usine, y compris les sous-traitants
- les personnes chargées de la transporter, la commercialiser, la vendre, l'assurer, l'entretenir, la réparer, l'alimenter en courant, etc
- les employés d'EDF et de RTE, qui assurent la production et la distribution de courant électrique
- les personnes responsables de l'entretien de la voirie, la construction d'ouvrages d'art, de l'exploitation des parkings, etc
- la dépense énergétique du conducteur de la voiture (qui doit quand même actionner des pédales et un volant et faire fonctionner son cerveau... parfois)
- les dépenses énergétiques liées au recyclage et à lla destruction de la voiture
- les dépenses énergétiques liées aux conséquences néfastes de la circulation automobile: morts et blessés de la route, victimes du bruit et de la pollution, étalement urbain, etc
Vos calculs ne tiennent pas debout. Ils sont même dangereux, maintenant le lecteur dans l'illusion que la voiture électrique représente la panacée et la solution à tous les problèmes de déplacement à l'échelle planétaire. En attendant, si on ne trouve encore AUCUNE voiture électrique en concession à l'achat, ce n'est certainement pas un hasard. Mon vélo, lui, roule tous les jours...
cordialement,
Thibaut.
Si vous avez un problème d'ordre idéologique avec les voitures, je vous invite à comparer l'efficacité énergétique de la chaîne "vélo-muscle" avec celle d'un vélo 100% électrique équivalent. Vous comprendrez alors immédiatement (du moins si vous êtes en mesure de mettre de coté votre idéologie anti-voiture et savez faire preuvre d'honnêteté intellectuelle) que l'efficacité énergétique de la chaîne vélo-électrique est plus de 200 fois plus efficace que celle de la chaîne vélo-muscle.
"Ils sont même dangereux, maintenant le lecteur dans l'illusion (...)"
Il convient à mon sens d'éviter de prendre a priori les lecteurs pour des idiots :
les gens sont capables de penser par eux-mêmes. Ce qui est de mon point de vue dangereux, c'est de considèrer les autres comme des idiots et de s'autoriser à penser à leur place.
Olivier
Bonjour Olivier - Quotidien Durable,
Faire une activité physique induit une augmentation de la consommation énergétique par rapport à la dépense liée au métabolisme basal. C'est un fait. On ne produit pas de l'énergie mécanique (faire tourner les roues de son vélo par exemple) à partir de rien, sauf si on prétend être parvenu à dépasser les lois de la physique. Plus cet effort est intense et long, plus cette consommation énergétique supplémentaire est importante.
Certaines personnes viennent dire: "oui, mais moi, quand je fais du vélo, je prend sur ma graisse, c'est bon pour ma ligne". La graisse est une réserve d'énergie, réserve qui s'est constituée en consommant des aliments. Cette graisse, il est possible de la diminuer (sauf cas particuliers) en réduisant ses apports alimentaires, c'est à dire en réduisant avec une grande efficacité son empreinte environnementale. Brûler cette graisse en faisant du vélo correspond à un gaspillage de graisse, c'est à dire d'énergie stockée, c'est à dire d'aliments. C'est positif pour la santé (et pour son plaisir personnel) de brûler ainsi ses graisses en faisant du vélo. Pas pour l'environnement.
Olivier - ObjectifTerrre
Extrait du texte : (...) Un cycliste ayant une masse de 70kg et ayant un équipement de 10 kg (vélo + chaussures + vêtements + casque + bouteille d'eau) doit fournir 75 W utile (puissance mécanique, au niveau des pédales) pour rouler à 20,5 km/h avec une bicyclette conventionnelle (sur du plat, sans vent). Sachant que le rendement de la machine humaine en bonne santé et entrainée est de 24%, il doit en fait fournir une puissance de 300 W sous forme d'énergie biochimique (aliments) ingurgitée. (Référence : Whitt F. et Wilson D. (1982) Bicycling Science, MIT Presse, Cambridge, Mass., pages 151 à 188). A cette vitesse de 20,5 km/h, il parcourt 1km en 3 minutes, et en 3 minutes il consomme 300 W x 0,05 heures = 15 Wh.
Olivier
Je ne suis pas convaincu de l’étude. En fait il faut faire la différence entre ce que je mange lorsque je ne fais pas du vélo et ce que mange lorsque je fais du vélo.
La différence n’est pas énorme. Je pense que j’assimile moins de calories et rejette le surplus si je ne fais pas de vélo. Donc cette énergie est gaspillée. (A moins de recycler…)
Si je fais du sport, j’assimile plus l’énergie que j’absorbe et donc mon rendement s’améliore.
On peut faire la comparaison avec un moteur à essence lorsque le mélange essence-air est trop riche. Le surplus d’essence dans les cylindres n’est pas brulé mais rejeté dans l’atmosphère.
Je vous encourage donc tous à faire du vélo contrairement à ces études stupides !
Un conseil : faîtes appel à votre esprit critique, vous allez voir, cela ira beaucoup mieux.
"La différence n’est pas énorme."
Vous êtes en mode subjectif. Veuillez faire reposer votre réflexion sur des données solides (avec si possible références).
"Je vous encourage donc tous à faire du vélo"
Je suis moi-même cycliste et je comprends ceux à qui faire du vélo procure un plaisir personnel.
"contrairement à ces études stupides ! "
Si vous apportiez des données objectives, votre message pourrait avoir un intérêt. Or vous portez un jugement à partir d'une vague impression, et non sur des faits. Votre jugement est donc, pour reprendre votre propre mot, stupide.
Je lis cette "démonstration" sur l'efficacité du vélo comparé à celui de la voiture électrique.
A mon avis, vous commetez une erreur fondamentale dans cette comparaison, qui rend tout à fait erroné le résultat.
D'un côté vous mettez "l'homme machine" comme vecteur énergétique, en comptant combien il doit manger pour pédaler.
De l'autre, vous excluez "l'homme machine" pour le bilan de la voiture électrique.
Pour être équilibré, le bilan devrait tenir compte du travail demandé par les hommes qui ont constuits les véhicules (vélo ou voiture) pour voir combien ils ont consommé de nourriture !! C'est ce genre de consommation indirecte que vous mettez en avant dans la consommation du cycliste (coût en ressource de la production de la viande, par exemple). Donc il faudrait faire de même pour la voiture !
Car (tout à fait au hasard) si il faut 10x plus d'heure de travail pour construire une voiture par rapport à un vélo, il est probable que le bilan soit en faveur du vélo !
Vous me direz, l'homme doit travailler, donc autant qu'il travaille à fabriquer des voitures. Je vous dirai alors, il peut tout aussi bien pédaler !
Un peu stupide, non ? Quand on introdution la dépense d'énergie de l'homme dans les bilans, la seule conclusion que l'on peut tirer c'est qu'il vaut mieux rester au fond de son lit sans bouger, voire même ne pas exister du tout ! Mais est-on bien avancé avec une telle conclusion ?
Non, il n'y a pas d'erreur. En suivant votre raisonnement, il faudrait aussi intégrer l'énergie consommée par les agriculteurs, les fabriquants d'engrais et de pesticides, les cueilleurs, les éleveurs, les camionneurs (transports des aliments), les producteurs d'emballages, les travailleurs des supermarchés, les cuisiniers, les fabriquants de réfrigérateurs, de fours, etc.
Le bilan de la musculo-mobilité serait encore bien pire qu'il ne l'est ici.
Les aliments sont des produits manufacturés, nombreux sont ceux qui l'oublient.
Et de plus, les aliments sont produits fondamentalement à partir d'énergie solaire. Or le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse par les plantes est de 0,1 à 0,3%.
Ceci sans parler le bilan en eau douce.
De plus je considère que chaque homme sur terre a le droit au travail.
Merci pour votre commentaire.
Olivier
NB - Lire aussi : Le Progrès
http://www.electron-economy.org/article-le-progres-37817107.html
"Non, il n'y a pas d'erreur. En suivant votre raisonnement, il faudrait aussi intégrer l'énergie consommée par les agriculteurs, les fabriquants d'engrais et de pesticides, les cueilleurs, les éleveurs, les camionneurs (transports des aliments), les producteurs d'emballages, les travailleurs des supermarchés, les cuisiniers, les fabriquants de réfrigérateurs, de fours, etc.
Le bilan de la musculo-mobilité serait encore bien pire qu'il ne l'est ici.
Les aliments sont des produits manufacturés, nombreux sont ceux qui l'oublient.
Et de plus, les aliments sont produits fondamentalement à partir d'énergie solaire. Or le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse par les plantes est de 0,1 à 0,3%."
Votre raisonnement sur l'énergie du déplacement à vélo est basé sur des considérations arbitraires, c'est juste ce que j'essaie de souligner.
C'est vous qui avez décidez d'intégrer le travail humain dans le calcul ! Le faire juste pour le déplacement à vélo, et de refuser de le prendre en compte ailleurs, c'est totalement arbitraire, et donc à proscrire !
Du reste, je ne propose pas d'intégrer tout le travail humain des chaînes de production indirecte, mais juste de calculer le coût énergétique humain de la production d'un vélo. En suivant le même raisonnement que vous avec le coût du déplacement !! Pourquoi le faire pour le coût du transport et pas le coût de production ?
Par exemple, admettons que l'équivalent du travail modéré d'un être humain arrive à produire 20 vélo par jour (chaîne de production optimisée, coût de développement amorti), contre 1 voiture électrique par jour. Admettons également que ce travail humain modéré est de 10Watt pendant 8h (dépense au dessus du coût métabolique de base), nous aurons donc un coût "humain" de 80Wh pour la voiture de mais seulement 4Wh pour le vélo. Bref, une consommation de surface agricole bien moindre en nourriture pour la production de vélo que pour la production de voiture ! Je ne suis pas du tout sûr des chiffres, mais ce genre de raisonnement se tient autant que le vôtre !
Ne pas prendre en compte le coût total du travail humain, c'est arriver à des conclusions erronnées qui défie le bon sens: vous n'allez faire croire à personne qu'il est plus économique de dépenser 20'000 euros dans une voiture électrique neuve, et de payer des frais de fonctionnement réguliers, que de manger un peu plus et de pédaler sur un vélo à 200euros. Le coût économique, c'est justement en grande partie, le coût du travail humain incorporé dans la production. Et ce travail humain, eh bien il lui faut des calories pour s'effectuer.
Ptit Suisse, prenez un vélo musculaire et un vélo 100% électrique équivalent.
Vous comprendrez alors immédiatement 'enfin, je pense) que que l'électro-mobilité a une efficacité énergétique bien supérieure à la mobilité musculaire.
Le raisonnement du billet (énergie primaire fondamentale = solaire) est rigoureux,
- L'électricité solaire est le carburant du véhicule électrique.
- L'agro-aliment est le carburant du véhicule musculaire.
Dans votre raisonnement, vous oubliez d'intègrer que les aliments sont des produits manufacturés.
Enfin, les 20000 euros dont vous parlez, c'est ce qui permet de payer les travailleurs, c'est ce qui permet de créer de l'emploi.
Olivier
Vous comprendrez alors immédiatement 'enfin, je pense) que que l'électro-mobilité a une efficacité énergétique bien supérieure à la mobilité musculaire.
"
Je regrette que celà tourne au dialogue de sourd...
On va essayer autre chose.
- Quel est l'efficacité énergtique de la diligence ? Si vous prenez le point de vue de la personne transportée, elle n'a pas de dépense musculaire à faire, donc c'est super rentable, non ? Juste qu'il faut nourir le cheval... Donc le cheval est à prendre en compte, non ??
- Admettons que vous ayez un tram privé alimenté par une centaine de cycliste qui alimente une dynamo, Pourriez vous prétendre que votre tram ne consomme rien ?? Non, il faut prendre en compte la nourriture nécessaire pour les 100 cyclistes.
- Admettons que vous avez 1000 personnes à disposition, qui travaillent à monter une éolienne, à monter les lignes électriques, à fabriquer des batteries et un véhicule électrique, ne pensez-vous pas qu'il va falloir les nourir ??
Je vous reproche de ne calculer que les dépenses d'énergie musculaire là où ça vous arrange, et d'oublier d'autres sources de cette même énergie. Celà revient à oublier l'énergie grise dans le bilans énergétiques classiques ! Et vous êtes le premier à constater que quand on oublie l'énergie grise, on arrive à tirer des conclusions tout à fait erronée...
Il est intéressant de noter que vous tentez d'écarter la comparaison d'un vélo musculaire et d'un vélo électrique, précisément parceque cette comparaison permet d'illustrer sans ambiguité que l'efficacité énergétique de la chaîne électrique est largement meilleure que celle de la chaîne musculaire. Bref, vous faites preuve de manière manifeste de mauvaise foi.
Bonne fin de journée,
Olivier
Votre article m'amène à une conclusion inquiétante: tous ces écologistes qui prônent le recours au vélo pour se déplacer en préservant la planète sont donc dans l'erreur? Sachant que la voiture à pétrole a un rendement global presque 2x moindre que la voiture électrique il me paraît logique de conclure que la voiture a pétrole a un rendement 100x meilleur que le vélo musculaire. Et de là on est tenté de conclure que se déplacer en voiture à pétrole est toujours plus écologique qu'à vélo et encore plus qu'à pied.
J'espère que d'autres critères de comparaison viennent contredire ce constat sinon c'est encore une certitude qui s'effondre. Qui eut cru que l'écologie validait la loi du moindre effort?
"Votre article m'amène à une conclusion inquiétante"
Vous vivez, semble-t-il, dans le royaume de la peur.
Sortez de ce royaume, vous verrez, la vie est belle :)
Mon avis : chacun est libre de circuler comme il le souhaite : skate, vélo, scooter, vélo, bus, train.
"Sachant que la voiture à pétrole a un rendement global presque 2x moindre que la voiture électrique"
Pas 2 fois, 4 fois :
http://www.electron-economy.org/article-36222565.html
"il me paraît logique de conclure que la voiture a pétrole a un rendement 100x meilleur que le vélo musculaire"
Vous faites erreur, explications ici (le pétrole est équivalent à un agrocarburant, il a été formé à partir de la biomasse d'organismes photosynthétiques fossilisés) :
"Qui eut cru que l'écologie validait la loi du moindre effort? "
Réponse :
"Beaucoup de personnes pensent que si c'est écologique, c'est forcément difficile et qu'il faut en baver. Notre maison à énergie positive permet au contraire de rendre la vie plus facile, plus confortable, et elle produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme"
- Rikke Lildholdt, manager du projet Active House
DANEMARK, EcoVillage de Hjortshoj - “Nous ne sommes pas des martyrs de l‘écologie, nous aimons vivre ici et c’est très économique” - Lire
Sortez de ce royaume, vous verrez, la vie est belle :)
Chacun est libre de circuler comme il le souhaite : skate, vélo, scooter, vélo, bus, train."
Oui je dois bien avouer que j'ai peur que l'humanité disparaisse à cause de sa bêtise. Et je serais troublé que des données scientifiques montrent que voyager à vélo (musculaire) ne vaut pas la peine puisque la voiture thermique est plus écologique. Je ne fais pas mes trajets à vélo spécialement pour être écologique (juste pour le gain de temps et le plaisir) mais tout de même je trouve que c'est un plus non négligeable.
Chacun semble libre mais pourtant la vaste majorité "choisit" la voiture à pétrole. Et comme vous le montrez une majorité opterait pourtant pour l'électro-mobilité si elle était aussi accessible que la pétromobilité. Cette liberté me semble bien limitée par les multinationales et les états.
"Non 4 fois, vous n'avez pas lu le dossier que je vous ai indiqué :
http://www.electron-economy.org/article-36222565.html"
Par rendement global je voulais dire bilan plant to wheel (1,92). J'ai lu votre dossier avec beaucoup d'attention, d'ailleurs c'est le seul que j'ai trouvé aussi complet jusqu'à maintenant et je vous félicite pour la qualité de votre travail.
J'ai trouvé mon erreur: j'applique un rapport entre deux rendements plant to wheel à des rendements well to wheel.
Pour pouvoir comparer il faudrait donc connaître le rendement well to plant de la voiture à pétrole. Après une recherche j'ai trouvé que ce rendement well to plant du pétrole variait entre 97% et 75% dans le cas des sables bitumineux. Mais avec ces données on trouve un rendement en faveur du pétrole (15,5%) si l'on compare aux 8%.
"Vous faites erreur, explications ici (le pétrole est équivalent à un agrocarburant) :"
Ah c'est cela que je voulais entendre (je n'avais pas osé le déduire de la note "le pétrole a également été formé par des organismes photosynthétiques"). Le problème c'est que les rendements well to plant trouvés sur le net ont tendance à considérer le pétrole comme une énergie primaire. Les calculs de rendements qu'on peut trouver ne partent jamais de l'énergie solaire captée par les plantes lorsqu'ils traitent du pétrole.
Avec ce que j'ai lu dans mon cours sur les énergies il me semble que le rendement énergie solaire-pétrole est encore beaucoup plus faible que le rendement énergie solaire-agrocarburant puisqu'on devrait tenir compte du fait que seul 0,1% de la biomasse s'enfuit dans le sol et que seule une petite partie de ces 0,1% rencontre les conditions adéquates pour former du pétrole.
Il me semble que ce flou autour de l'énergie primaire profite aux détracteurs des renouvelables et de l'électromobilité. Dès lors que l'on considère le pétrole comme énergie primaire, le rendement well to wheel de la voiture thermique est meilleur que celui de la voiture électrique. Or jusque maintenant je n'ai vu personne contester que l'on ne considère pas la formation du pétrole.
J'apprécie la citation de Lidholdt et j'espère que des blogs comme le vôtre contribueront à faire changer les mentalités mais quand je vois l'ampleur du travail j'ai du mal à rester optimiste.
Oui, les monopoles, c'est LE problème.
" J'ai lu votre dossier avec beaucoup d'attention, d'ailleurs c'est le seul que j'ai trouvé aussi complet jusqu'à maintenant et je vous félicite pour la qualité de votre travail."
OK :)
"J'ai trouvé mon erreur: j'applique un rapport entre deux rendements plant to wheel à des rendements well to wheel."
OK
" Ah c'est cela que je voulais entendre (je n'avais pas osé le déduire de la note "le pétrole a également été formé par des organismes photosynthétiques"). Le problème c'est que les rendements well to plant trouvés sur le net ont tendance à considérer le pétrole comme une énergie primaire."
Exact.
"Les calculs de rendements qu'on peut trouver ne partent jamais de l'énergie solaire captée par les plantes lorsqu'ils traitent du pétrole."
Exact.
"Avec ce que j'ai lu dans mon cours sur les énergies il me semble que le rendement énergie solaire-pétrole est encore beaucoup plus faible que le rendement énergie solaire-agrocarburant puisqu'on devrait tenir compte du fait que seul 0,1% de la biomasse s'enfuit dans le sol et que seule une petite partie de ces 0,1% rencontre les conditions adéquates pour former du pétrole."
Effectivement ! Merci de m'y faire penser, je n'avais jamais intègré cela...
"Il me semble que ce flou autour de l'énergie primaire profite aux détracteurs des renouvelables et de l'électromobilité."
Exact.
"Dès lors que l'on considère le pétrole comme énergie primaire, le rendement well to wheel de la voiture thermique est meilleur que celui de la voiture électrique."
Non.
"J'apprécie la citation de Lidholdt et j'espère que des blogs comme le vôtre contribueront à faire changer les mentalités mais quand je vois l'ampleur du travail j'ai du mal à rester optimiste."
La tâche est grande, l'opportunité associée aussi.
J'ai été surpris en lisant dans le livre qui constitue mon cours sur les énergies que remplacer tous les véhicules par des VE est une solution irréaliste. Le pire c'est que l'auteur semble faire une erreur encore plus grossière que la mienne en comparant un rendement tank to wheel de 30% pour le thermique à un rendement well to wheel de 21% pour l'électrique. De plus il emploie des valeurs de rendements pour le VE qui datent de plus de 10 ans alors que c'est une toute nouvelle édition sortie en septembre. L'auteur est pourtant un physicien renommé et la première édition du livre a reçu un prix de l'Académie Royale des Sciences de Belgique.
Un copain m'a aussi raconté comment son prof de thermodynamique (docteur et chargé de recherches) a ridiculisé l'éolien avec un simple calcul qui montrait qu'il faudrait plus d'une éolienne par km² pour alimenter la Belgique et que ça casserait le vent donc la production serait trop faible. Etonnant comme il négligle l'offshore qui a pourtant déjà été investi et comme il prend des valeurs faibles pour la puissance (1MW) et pour le rendement dû à l'intermittence (20%).
C'est bien difficile de promouvoir les renouvelables et la VE quand des scientifiques qui font autorité les font passer pour un mythe. Espéront qu'ils liront le plan paru dans le scientific american
"Il n'y a pas de crise de l'énergie, il y a une crise de l'ignorance"
- Richard Buckminster Fuller
L'étude est intéressante sur le principe, mais me semble trop théorique. Comme le disait déjà un des commentateurs, on ne maîtrise pas assez bien le métabolisme pour affirmer que l'énergie n'est pas gaspillée par le corps en absence d'effort physique. Je fais moi-même pas mal de sport pendant l'année scolaire, et pendant les vacances (durant lesquelles le gymnase est fermé) je ne change pas mes habitudes alimentaires, et pourtant je ne grossis pas.
De plus, je pense qu'un aspect n'a pas été traité pour l'instant : le déplacement à vélo incite à diminuer la longueur de ses déplacements, puisqu'il faut fournir un effort. À vélo, on ne vas pas aller faire ses courses dans l'hypermarché à quelques dizaines de km, on va aller plus près. Le vélo participe donc aussi à diminuer sa consommation énergétique.
Merci en tout cas pour cette étude qui a le mérite de poser la question et de chercher sérieusement à y répondre.
Bonjour Aurélien,
Il existe une variabilité métabolique et des personnes exceptionnelles.
Mais en général, un sportif mange bien tendu bien plus qu'une personne qui est sédentaire. Et ce sont les données statistiques qui ont du sens ici, pas les exceptions.
"le déplacement à vélo incite à diminuer la longueur de ses déplacements, puisqu'il faut fournir un effort"
A mon avis, l'objectif n'est pas de punir les humains en cherchant à réduire leur mobilité.
Se déplacer librement et par le moyen de son choix est un droit fondamental.
Olivier
J'imagine que c'est là qu'on sort de la science pour entrer dans les points de vue et la politique. Je ne parle pas ici de punition, et il ne faut pas voir des apôtres de la décroissance partout. Je suis tout à fait d'accord pour utiliser de l'énergie quand elle est renouvelable et pour produire des biens quand ils sont recyclés ensuite.
Je pense par contre qu'il y a un certain nombre de cas où de longs déplacements fréquents sont un gaspillage (énergie renouvelable ou non), et que la centralisation qu'ils permettent n'est pas toujours bénéfique.
Pour en revenir au sujet, je pense qu'il faut remettre en question certains de nos déplacements, et le vélo peut aider à cela. Consommer plus intelligemment est aussi un moyen de faciliter la transition vers l'après-pétrole.
Effectivement, si le déplacement en question n'est pas indispensable (passage au télé-travail etc.), si le déplacement constitue un gaspillage de temps pour celui qui se déplace, autant trouver une solution pour éviter ce déplacement.
Démonstration, qui montre bien qu'on peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres et que, à trop vouloir théoriser, on en oublie que plus facilement la pratique et le bon sens. Je ne vous jette pas la pierre, j'ai également ce genre de défaut...
Un exemple : prenons l’emprise au sol moyenne d’une voiture, soit un peu moins de 10 m².
Cela représente 12 000 kWh ep/an. Donc, selon vos calculs, de quoi, faire 2500 km/an à vélo (aller au boulot quotidiennement quoi.)… Marrant non ?
(et je ne compte pas la place prise par les routes, ronds points, parkings, usines, garages etc…)
Trêve de plaisanterie,
Vous comparez ici ce qui n'est pas comparable, mais au contraire, complémentaire.
Vous comparez une énergie flux (rayonnement solaire direct) avec une énergie stock (Biomasse)
Sans énergie fossile et nucléaire, pour un service identique et continu, il faut une puissance installée égale en énergie flux et en Energie Stock (donc, avec le PV, il faut des barrages et des centaines de centrales électrique biomasse au rendement déplorable…)
Vous comparez un moyen de transport individuel de proximité (le vélo et ses 15 kgs) avec un moyen de transport familial destiné aux moyennes distance (la voiture électrique et sa tonne).
Enfin, diffuser un tel comparatif de manière aussi péremptoire en 2010 relève du grand n’importe quoi. L’électricité est aujourd’hui très majoritairement produite à partir d’énergie non renouvelables et/ou fortement émettrice de CO2, et cela pour encore de nombreuses décennies.
La petite reine « écologique » a encore de belles années devant elle.
Cordialement
Jérémie
Si le paramètre surface vous trouble, je vous invite à comparez deux véhicules identiques, qui ont la même empreinte surfacique, par exemple un vélo 100% électrique avec un vélo-muscle :
http://www.electron-economy.org/article-30029523.html
"Vous comparez une énergie flux (rayonnement solaire direct) avec une énergie stock (Biomasse)"
Pour information, le pétrole, c'est de la biomasse microalgale, et la biomasse, c'est de l'énergie solaire convertie par photosynthèse. Prendre comme point de départ le pétrole ou un agrocarburant, sans prendre en compte le fait qu'il a fallu les produire au préalable, conduit à un résultat lourdement biaisé. La source primaire fondamentale, c'est l'énergie solaire. La planète terre a une surface limitée, il est donc fondamental de recourir à des solutions énergétiques peu gourmandes en surface.
Pourquoi les plantes sont elles aussi peu intéressantes pour l'homme dans la perspective de collecter l'énergie solaire ?
http://www.electron-economy.org/article-30404868.html
"La petite reine « écologique » a encore de belles années devant elle."
Oui, pour la santé (sport, pas d'émissions toxiques etc.) et le plaisir personnel des cyclistes.
(je suis moi-même cycliste, avec notamment un Bretagne-Portugal aller-retour en VTT en 3 semaines, du grand plaisir; et dans la vie de tous les jours, je ne possède pas de voiture).
Pour la santé et le plaisir personnel, mais pas pour l'environnement (surface, eau douce, pesticides etc.). D'un point de vue strictement énergétique/environnemental, il est bien plus pertinent de ciculer en trikke électrique :
http://www.electron-economy.org/article-le-tableau-de-bord-de-l-electro-mobilite-42283104.html
Bonne journée.
J'ai un argument qui peut peut-être vous faire relativiser l'impact du vélo, ceci lorsque l'on prend en compte les aliments utilisés comme source d'énergie musculaire.
En effet, M.Jancovici donne comme consommation énergétique d'un homme au repos 2,5 KWh par jour (je n'ai pas vérifié ce chiffre, je pense qu'il doit être largement connu).
Si l'on reprend votre démonstration, un cycliste consomme 0.01KWh par Km parcouru. En prenant mon cas, je fais environ 10 km par jour pour me rendre au travail, ce qui représente donc 0.1 KWh, autrement dit, 1/25e de l'énergie que je consomme au repos.
Je crois que ce petit calcul montre le peu d'impact sur la nourriture que représente l'utilisation d'un vélo au quotidien. Maintenant, je trouve votre raisonnement pour le vélo électrique intéressant et je vais continuer à l'étudier plus en détails.
Avec mes meilleures salutations
Pour faire 10km à vélo, il faut effectivement fournir environ 100 Wh. Mais ces 100 Wh proviennent d'aliments, qui ont été produits par photosynthèse (la viande a elle même une origine végétale etc.).
Or le rendement de conversion de l'énergie solaire en biomasse est d'environ 0,2%, ce qui est très faible. Cela veut dire que converti en énergie vraiment primaire, cela donne :
100 Wh x 500 = 50 000 Wh. Il faut une surface cultivable importante pour collecter ces 50 000 Wh.
Il faut une surface bien moindre pour collecter cette énergie avec un panneau solaire, le rendement d'un panneau solaire étant de 15%. Et de plus, le panneau n'a pas besoin d'être alimenté en eau douce et en engrais, et ne consomme pas de terres cultivables étant donné qu'il peut être installé sur les toits.
"consommation énergétique d'un homme au repos 2,5 KWh par jour"
Voici une diapo que j'ai construit à ce sujet :
D'autres diapos sont disponibles ici :
http://www.electron-economy.org/pages/diapositives-2274231.html
- Olivier
Il me semble que vous ne voulez pas entendre mes arguments. Serait ce le début d’un dialogue de sourd ?
Je connais l’origine du pétrole, merci. Et que vous ayez parcouru 10 ou 10 000 km à vélo m’importe peu. Il ne s’agit pas ici de parler de votre vie privée me semble t’il.
Concernant « l’emprise au sol », votre démonstration ne se base pas sur un vélo électrique, mais bien sur une voiture, qui même électrique ne sera jamais « écologique » tant qu’il s’agira d’un véhicule d’une tonne tracté par une puissance de plusieurs dizaines de kW pour déplacer… une personne sur une poignée de kms...
Le monde idéal que vous sous entendez où toute notre consommation électrique serait entièrement assurée par le rayonnement solaire direct (énergie flux) n’existe pas.
Pour assurer un service identique et continu de production électrique, pour 100 kW d’énergie flux installée, il faut 100 kW d’énergie stock installée.
Et la seule énergie stock renouvelable, c’est :
- L’hydraulique et ses barrages.
- La biomasse (combustion, pyrolyse, gazéification, méthanisation…)
Oui, « les plantes ne sont pas intéressantes pour collecter l’énergie solaire ». C’est vrai, je sais. Par contre nous n’aurons pas le choix, si nous voulons continuer d’avoir de l’électricité 24h/24.
Je n’ose imaginer les surfaces agricoles qu’il faudrait mobiliser pour subvenir à notre consommation électrique actuelle dans un tel cas de figure. Et le rendement de conversion dérisoire qui en découlerait : E-primaire >…> Electricité >…> E-utile.
Enfin, pour encore quelques décennies, l’électricité sera très majoritairement produite à partir de sources d’énergies non renouvelables et/ou fortement émettrices de CO2 (malheureusement).
Donc, aujourd’hui, le véhicule électrique (trikke, vélo, voiture etc…) n’a aucun argument environnemental ou énergétique par rapport au vélo-muscle.
En bref,
- D’un point de vue strictement abstrait, votre démonstration est brillante et juste. OK
- D’un point de vue pratique et terre à terre, elle est erronée, voire dangereuse.
Jérémie
Le monde idéal n'existe pas.
Si vous croyez trouver une recette pour un monde idéal sur le présent blog, vous vous êtes trompé d'adresse.
" qui même électrique ne sera jamais « écologique » "
Ce qui compte, c'est l'épanouissement humain.
Préserver l'environnement n'a de sens que si cette préservation bénéficie à l'homme.
Les gens sont libres de se déplacer par le moyent de leur choix.
Circuler en vélo muscle consomme 200 fois plus d'énergie primaire que de circuler en vélo électrique. Sans parler de l'impact eau douce, pesticides, surface et biodiversité.
Mais les gens sont libres d'utiliser le moyen de transport de leur choix : toute personne a le droit de circuler en vélo-muscle si elle y prend plaisir, si elle pense que c'est bon pour san santé etc.
Olivier
Voilà avec plus de précision ce que je voulais vous rappeller: ce n'est peut-être pas très utile de culpabiliser les cyclistes pour 1 tranche de pain :-)
Pour produire 100 Wh de pain il faut (sans parler de la cuisson, transport etc.) :
100 Wh x 500 = 50 000 Wh = 50 kWh
Nombreux sont ceux qui oublient que les aliments viennent de plantes, et qu'il faut cultiver les plantes. Il faut une importante surface cultivable pour collecter ces 50 kWh, et beaucoup d'eau douce, de pesticides etc.
Circuler en vélo 100% électrique (ou en trikke électrique) alimenté en électrcité solaire ou éolienne (=énergie solaire dérivée) a un bilan environnemental bien meilleur. Ceci parceque le rendement du panneau solaire est de 15%. Et parceque le panneau solaire ne nécessite pas de consommer des terres cultivables.
dialogue de sourd.
Jérémie, pour résumer :
- Je pense que les gens sont libres de vivre dans la maison qui leur plaît et de se déplacer librement par le moyen de leur choix. Et c'est mon droit.
- Vous pensez le contraire, et c'est votre droit.
Bonne journée,
- Olivier
Il est bien souvent difficile de mener une étude comparative sérieuse sur plusieurs alternatives. Je vous félicite en tous cas d'avoir essayé. Toutefois, si vous acceptez la critique constructive, je me permets de vous signaler qu'une analyse rigoureuse de ce type de comparaison devrait inclure l'énergie nécessaire à la fabrication des aliments indispensables au conducteur du véhicule, sans lesquels, il n'a pas d'énergie pour conduire. Ce qui rend toute comparaison dénuée de sens. De plus, il faut aussi impérativement tenir compte de l'énergie nécessaire à la fabrication du vélo (Quelle est sa valeur ? Pourquoi la négligez-vous ?) Peu importe le résultat, l'essentiel est de partir sur des données objectives et indiscutables. Sinon, vous vous exposez, comme cela a été le cas, à certains commentaires parfois justifiés et auxquels vous n'avez d'autres alternatives que de formuler une réponse pauvre en arguments et hors-sujet conduisant à un dialogue de sourd. Sans vouloir vous donner de leçon du haut de mes 63 ans, je terminerai mon commentaire en écrivant : qui refuse toute remise en question perd son droit à la courtoisie, jeune homme.
Bien cordialement,
Philippe Sabdevens
Bonjour Philippe,
L'énergie nécessaire au métabolisme basal est hors sujet ici (c'est évident).
"il faut aussi impérativement tenir compte de l'énergie nécessaire à la fabrication du vélo"
Prenons un vélo-muscle et un vélo électrique équivalent : l'énergie dépensée pour construire le vélo est identique dans les deux cas (et d'ailleurs vraiment négligable quand elle est ramnenée par km parcouru). L'énergie nécessaire à la fabrication de la batterie et du panneau solaire est pris en compte.
"qui refuse toute remise en question"
J'ai un défaut (ou plutôt une qualité) : j'adore les personnes qui apportent des arguments et des raisonnements solides. Quand une erreur est signalée, je corrige systématiquement. Mais il y a malheureusement plus souvent des commentaires sans intérêt (sur le fond) que des commentaires enrichissants.
Dans les 300 W que doit fournir le cycliste, savez-vous combien sont imputés au métabolisme basal ?
Réponse à votre question : 0 W.
En effet il s'agit ici de la dépense énergétique liée à la propulsion musculaire du vélo, ce qui n'a rien à voir avec le métabolisme basal. Cette dépense énergétique liée à la propulsion musculaire s'ajoute à la dépense liée métabolisme basal.
Olivier
Merci pour votre réponse.
J'aurais encore une question : connaissez l'énergie à fournir pour permettre au conducteur du véhicule de tourner le volant, appuyer sur l'accélarateur, changer de vitesses...? Bref l'énergie indispensable pour conduire le véhicule et dont il faut tenir compte. Cette énergie s'entend bien sûr supplémentaire à l'énergie basale.
Philippe
L'énergie nécessaire pour tourner le volant et appuyer sur le levier de vitesse de la voiture est complètement négligeable ici. Elle est sans commune mesure avec l'énergie nécessaire pour appuyer sur les pédales du vélo.
Olivier
Connaissez-vous sa valeur pour affirmer qu'elle est négligeable ?
L'énergie consommée par l'automobiliste pour tourner le volant et appuyer sur la pédale d'accélérateur est équivalente à l'énergie dépensée par le cycliste pour maintenir le guidon, changer de vitesse, appuyer sur le frein etc.
Bref, toute la différence, c'est l'énergie dépensée pour appuyer sur les pédales pour faire avancer le vélo, soit exactement ce dont il s'agit dans le présent article.
Je viens de consulter votre article suite à une recherche sur le rendement énergétique du vélo.
Jusqu'à présent, je croyais fermement à la "supériorité" écologique de ce moyen de transport, mais voilà que vous renversez par une argumentation solidement étayée mes représentations en la matière.
Je n'ai cependant pas le bagage scientifique nécessaire pour tout détailler, ni le temps de m'y consacrer. De plus, l'usage d'Internet "voulant" qu'on passe peu de temps sur une page, vous excuserez ma paresse intellectuelle au moment où je vous écris par rapport à l'effort que je vous demande :-)
Quelques rapides réflexions et questions me viennent à l'esprit. J'espère que, pour les questions, elles n'auront pas été posées dans des commentaires (je ne les ai pas tous lus.)
-Tout d'abord, un commentateur parlait de "rationalisme" dans l'usage des transports.
Par exemple, j'ai souvent constaté un temps de transport en vélo égal aux transports en communs, voire inférieur à celui en voiture. Notamment, parce que le vélo autorise des raccourcis que ni les transports en commun, qui disposent maintenant souvent de voies réservées, ni -et encore moins- la voiture, peuvent emprunter. Ce qui veut dire, pour le cycliste, moins de kilomètres et moins de temps d'immobilisation, pour une vitesse moyenne a priori supérieure in fine aux autres temps de transports. (Je ne parle qu'en ville.)
Ainsi, en ville, le calcul serait-il en faveur du cycliste ou de l'électro-automobiliste pour effectuer un même trajet, si l'on se base sur le fait que l'automobiliste consomme lui aussi sa propre énergie quand il conduit, en plus de celle de la voiture ?
En prenant vos chiffres à la louche, j'aurais tendance à croire que l'électro-automobiliste remporterait encore la première place, a fortiori s'il transporte 4 personnes... Aurais-je raison ?
-Deuxième point que votre étude ne soulève apparemment pas (j'ai lu en diagonale certains aspects, souvenez-vous, ma paresse...), la question de la consommation de matériaux pour construire un véhicule, dont on entend le plus souvent dire qu'ils ne sont pas recyclables aisément et infinis. Si en terme d'impact direct, l'usage d'un véhicule électrique est plus écologique qu'un vélo, je pense qu'il faut à terme repenser notre manière de vivre, en terme de distance de déplacement quotidien obligatoire à diminuer d'une part, et, d'autre part, en ayant aussi (et c'est là que je suis le plus "décroissant") moins de personnes à nourrir et déplacer... Ce qui réduirait automatiquement, en plus des besoins en transports, le gouffre écologique nécessaire à la production alimentaire de la population ainsi que le nécessaire besoin de consommer que l'on a. J'entends toujours dire (et je veux bien y croire a priori, jusqu'à démonstration du contraire) qu'il faudrait plusieurs planètes pour que chaque être humain dispose d'un niveau de confort au moins européen. (Je ne dis pas que c'est souhaitable, entendons nous bien.) Si nous voulons être un peu fraternels et égalitaires envers nos semblables de tous les pays, il me semble que nous nous porterions bien mieux avec deux fois moins d'habitants que la Terre en comporte aujourd'hui...
-Enfin, dernier point, qu'en est-il de la place nécessaire pour le déploiement de panneaux solaires pour alimenter un parc de véhicules électriques ? Ne serait-elle pas trop importante et donc "humainement" impossible à mettre en oeuvre, en plus des matériaux consommés, si on devait remplacer l'intégralité du parc pétro-automobile par leurs équivalents électriques ? (solution extrême, je vous l'accorde.)
Cordialement,
Alain