Jeudi 3 décembre 2009
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Billet publié initialement le
30 mai 2009.
Cette initiative française est vraiment excellente.
En espèrant que ce projet soit effectivement financé...
- Olivier
" Initiative “Energizing Africa: from dream to reality”
Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du développement durable et de
l’Aménagement du territoire, attache une grande importance à ce que les pays en développement ne soient pas oubliés dans les discussions internationales sur le climat et sur la sécurité
énergétique. C’est pourquoi la France souhaite proposer, dans un cadre européen, une initiative « Energizing Africa» visant pour l’essentiel à identifier des projets concrets pouvant faire
l’objet d’une aide accrue à travers des mécanismes existant ou à créer (...)
Cette initiative constituerait une nouvelle approche africaine et européenne permettant :
1. d’affirmer une priorité énergie durable accrue ;
2. d’initier une meilleure interaction entre les feuilles de route infrastructures, énergie et climat du partenariat UE- Afrique, en vue d’aboutir à un cadre
européen d’action coordonné pour la promotion de systèmes énergétiques durables en Afrique ;
3. de conjuguer les divers instruments financiers existants permettant d’atteindre cet objectif ;
4. de constituer en étroite articulation avec les pays africains et les bailleurs de fonds identifiés un portefeuille de projets qui contribuent à la fois à la
lutte contre le changement climatique, à l’accès à l’énergie et au développement économique, pays par pays. Ces projets seraient ensuite évalués à la lumière des instruments de financement
disponibles (...)
Préambule : l’Afrique est dépourvue de services énergétiques modernes. Près de 530 millions d’africains, sur près d’un total de 930 millions, n’ont pas accès à
l’électricité et dépendent de la biomasse traditionnelle pour leurs besoins quotidiens. Alors que L’Afrique ne représente que 3,6% des émissions mondiales de
CO2 (7% en incluant les changements d’usages des terres), c’est le continent le plus impacté par les changements climatiques.
Déroulement en 2 étapes :
- Un programme d’actions à court terme d’ici à 2012 : déploiement à plus grande échelle
des quelques technologies éprouvées.
- Un programme à long terme (pour l’après 2012) dont l’objectif serait l’accès à
l’énergie propre de tous les africains.
Objectifs de partenariat UE Afrique :
1. Répondre à l’absence d’accès à des services énergétiques modernes, durables et de
qualité pour l’ensemble des populations et des acteurs économiques ;
2. Réduire la consommation croissante des énergies fossiles de l’Afrique, alors que le continent regorge de ressources renouvelables ;
3. Renforcer le soutien à l’Afrique pour qu’elle bénéficie d’offres financières, d’innovations technologiques et de meilleures pratiques institutionnelles.
Propositions de projets :
L’accès à l’énergie en zone rurale. Dans
l’objectif d’aboutir à la constitution de sociétés de services énergétiques locales pour gérer des mini réseaux alimentés par des ressources renouvelables locales, plusieurs projets pilotes
pourraient être mis en oeuvre : systèmes solaires photovoltaïques utilisant des mini-réseaux dans les pays du Sahel, mini-turbines hydroélectriques au Cameroun,
cogénération bagasse au Kenya, cogénération bois dans le bassin du Congo, agrocarburants en Afrique de l’Ouest.
La lutte contre les coupures électriques. Le plan d’action consisterait à identifier des gisements d’économie d’énergie rapidement accessibles et à financer des mesures associées
de réduction de la demande auprès des sociétés d’électricité et acteurs concernés, en priorité en Afrique de l’Ouest.
L’urbanisme écologique par le développement d’approches programmatiques « Energie
climat » avec des municipalités et la mise en place de financements d’investissements globaux d’économies de CO2 sous forme de prêts (10 à 40 M€) pour la construction de « villes sobres
en CO2 ». Des coopérations décentralisées avec des collectivités européennes permettraient d’engager les projets dans la durée.
Le bois : réduction de la consommation. Le plan d’action consisterait à produire localement et vendre des foyers de cuisson améliorés permettant de réduire la consommation de
bois et de charbon de bois dans des pays comme le Burkina-Faso, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal, ou le Tchad.
L’hydraulique : développement de barrages et interconnexions à haute qualité environnementale, le potentiel hydroélectrique de l’Afrique étant
encore à exploiter à 80 %. Les grands bassins fluviaux visés pourraient être le Congo et le Zambèze, le Nil, les fleuves du Sénégal et du Niger.

Les nouvelles technologies de l’énergie. Le programme consisterait à lancer des opérations de démonstration à une échelle préindustrielle dans les bâtiments à énergie positive,
la production de biocarburants de 2nde génération, les énergies marines et autres ENR innovantes.


La géothermie : l’objectif serait une production de 9 GW dans le Rift Africain d’ici 5 ans en mettant en place un fonds de garantie pour pré-financer les coûts d’exploration. "
Source :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/MEFDOSSIER_DE_PRESSE_cle7a1fc9.pdf (page 9 et
10)
Lire aussi :
" (...) La France travaille de façon très proche avec les pays africains pour monter un partenariat. En projet, un grand plan d'électrification en Afrique à base d'énergies
renouvelables, promu par Jean-Louis Borloo (...)"
http://www.usinenouvelle.com/article/climat-l-europe-n-a-aucune-proposition-pour-l-aide-des-pays-du-sud.165600
- Une initiative française contre la pauvreté énergétique de l'Afrique - (...)
Le chantier est énorme : "400 milliards d'euros sur vingt-cinq ans", avance M. Borloo. La modestie des moyens mobilisés par la France n'en est que plus
criante : le gouvernement a décidé d'injecter dans la démarche 10 millions d'euros seulement, espérant que l'Union européenne coopérera au projet. Quoi qu'il en soit, cette initiative cache mal
le recul de l'aide au développement accordée par les Européens. Selon un rapport du réseau des associations de solidarité Coordination Sud, l'aide publique française est toujours en deçà (0,28 %)
de son objectif de 0,51 % du produit intérieur brut (PIB). De surcroît, "l'Afrique subsaharienne est très peu présente parmi les principaux bénéficiaires de l'aide française". Toujours selon
Coordination Sud, "l'Afrique fait les frais des arbitrages politiques et du recul des engagements de la France" (...)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/28/une-initiative-francaise-contre-la-pauvrete-energetique-de-l-afrique_1199103_3244.html
- Jean-Louis Borloo :
"Organisons l'autonomie en énergie renouvelable de l'Afrique"
http://www.electron-economy.org/article-31815080.html
- La France propose un "programme d’autonomie énergétique pour l’Afrique" d'un montant de 400 milliards de dollars sur 20
ans
http://www.electron-economy.org/article-31285861.html
- Francia ayudará a África a superar la pobreza energética
http://erenovable.com/2009/05/29/francia-ayudara-a-africa-a-superar-la-pobreza-energetica/
- Energie regenerabila pentru
Africa
http://www.fabricadebani.ro/news.aspx?iid=18560
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