Jeudi 18 juin 2009
4
18
/06
/2009
18:58
L'association EuroSolar a comme objectif de promouvoir les énergies renouvelables. Son Président Hermann Scheer, docteur en sciences
économiques et sociales, est député social-démocrate au parlement allemand et a été élu président du World Council for Renewable Energy (Conseil
Mondial pour les Energies Renouvelables).
Hermann Scheer est à l'origine des lois allemandes sur les énergies renouvelables. Son engagement a été récompensé par de
nombreux prix, entre autres celui de l'énergie solaire (World Solar Prize, 1998), celui de la bioénergie (World Prize of Bio-Energy, 2000), celui de
l'énergie éolienne (World Wind Energy Award, 2004).
En 1999, le prix Nobel alternatif lui a été décerné pour ses écrits et ses initiatives. En 2002, le magazine Time l'a
nommé l'un des cinq 'héros du siècle vert" (Heroes for the Green Century). En 2004 lui est décerné la médialle d'or de la fédération de
l'hydroélectricité ainsi que le Global Renewable Energy Leadership Award. En 2005 il reçoit le Solar World Einstein Award. En
2008, il est nommé professeur honoraire de l'université Tongji de Shanghai, Chine.
Il est notamment auteur de :
C'est peu de dire que je complètement en phase avec l'analyse
d'Hermann Scheer. Production locale, interconnexion globale. Je viens de transmettre cette analyse à la fondation DESERTEC et j'espère qu'ils en tiendront compte.
EDIT 19 juin 2009 : la fondation DESERTEC vient de répondre à Hermann Scheer, ceci en ignorant complètement les vrais problèmes soulevés.
- Olivier
Communiqué de presse du 17 juin 2009 :
DESERTEC: Warum in die Ferne schweifen, wenn das Gute liegt so nah
- http://www.eurosolar.de/de/index.php?option=com_content&task=view&id=1108&Itemid=273
- http://www.wir-klimaretter.de/content/view/3173/275/
- http://www.buerger-whv.de/vorschau/cms/index.php?e1=264&e2=3195&e3=4373&e4=4518
-
Pressemitteilung, Bonn, 17. Juni 2009
Zum 400-Milliarden-DESERTEC-Plan deutscher Konzerne für Solarstrom aus Nordafrika erklärt MdB
Dr. Hermann Scheer, Präsident von EUROSOLAR:
Auch wenn das 400-Milliarden Projekt deutscher Konzerne für Solarstromerzeugung aus Nordafrika - das sogenannte DESERTEC-Konzept - allenthalben
(von der Bundesregierung bis zu Greenpeace) begrüßt wird, rate ich von voreiligen übertriebenen Erwartungen an dieses Projekt und diesbezügliche Subventionsentscheidungen ab. Unterschätzt werden
dabei die voraussichtlichen tatsächlichen Kosten dieses Projektes ebenso wie die Zeiträume zu dessen Realisierung.
Ein zentraler Einwand ist: Bevor dieses Projekt zum Tragen gebracht werden kann, wird der weitere Ausbau der Stromerzeugung
aus Erneuerbaren Energien in Deutschland zu niedrigeren Kosten und Preisen möglich sein als der Solarstromimport aus Nordafrika. In weniger als drei Jahren wird die Solarstromerzeugung
in Deutschland die sogenannte "grid parity" Schwelle erreicht haben - also zu Kosten, die dem gegenwärtigen Strompreis entsprechen. Bei Windkraft haben wir im Verhältnis zu den Erzeugungskosten
aus neuen fossilen Kraftwerken bereits jetzt eine ungefähre Kostengleichheit in der Stromerzeugung erreicht. Mit den neuen Stromspeichertechniken, die für die
Informationstechnologie und für die Elektroantriebe entwickelt und produziert werden, wird sich das Speicherproblem von Solar- und Windstrom effizient und kostengünstig von selbst klären. Mit
anderen Worten: Bis zu dem Zeitpunkt, zu dem Solarstrom aus Nordafrika zu den von DESERTEC versprochenen Preisen geliefert werden kann (also frühestens 2020), wird die Solar- und
Windstromerzeugung hierzulande deutlich preisgünstiger sein.
Außerdem muss stark bezweifelt werden, dass die von DESERTEC angegebenen Investitionskosten und Zeiträume tatsächlich eingelöst werden können. Die Kostenfaktoren unter den Randbedingungen von
Wüstenkraftwerken (u.a. Schutz der Solarspiegel vor Sandstürmen und Sandwehen) werden grob unterschätzt, ebenso wie die Kosten und die Umsetzungsschwierigkeiten des Baus von mehreren
Übertragungsnetzen durch mehrere Länder. Das DESERTEC-Projekt kann zu einer großen Subventionsruine werden und sich als "Fata Morgana" erweisen - es sei denn, es wird dazu benutzt, den
dynamischen Ausbau Erneuerbarer Energien hierzulande willkürlich zu stoppen.
Es gäbe nur einen einzigen Grund für dieses Projekt; wenn das Potential erneuerbarer Energien hierzulande nicht ausreichen würde. Mit diesem Argument werden auch die Laufzeitverlängerung der
Atomenergie und neue Kohle-Großkraftwerke empfohlen. Doch diese Argumentation ist eine Potentiallüge, die gerade heute auf der Kasseler Konferenz "100%-Erneuerbare-Energie-Regionen" überzeugend
widerlegt wird. Dort haben bereits 99 deutsche Kommunen und Landkreise ihre konkreten Konzepte vorgestellt, wie sie innerhalb von 20 Jahren zu einer Vollversorgung mit Strom aus Erneuerbaren
Energien kommen können.
Die DESERTEC-Befürworter übersehen, dass die Investitionsdynamik für Erneuerbare Energien gerade darin liegt, dass es bei dezentraler Anwendung viele Millionen Investoren und nicht nur wenige
Stromkonzerne gibt. Übersehen wird auch, dass mit der Dezentralisierung der Stromerzeugung überall regionale Wertschöpfung stattfindet statt nur in der Hand weniger Stromkonzerne, die
unbedingt ihr Anbietermonopol erhalten wollen.
Solarstromerzeugung in Nordafrika ist eine wichtige Option - und zwar für die nordafrikanischen Länder selbst. Aber auch für diese ist die verbrauchsnahe Erzeugung - also die dezentrale - das
sehr viel naheliegendere und schneller realisierbare. Wer etwas von Solarenergie versteht, der weiß, dass es massive - und nicht zuletzt wirtschaftliche - Gründe gibt, nicht die Struktur von
atomaren und fossilen Großkraftwerken zu kopieren. Diese Struktur war und ist das größte Hindernis gegenüber der Einführung Erneuerbarer Energien. Es ist merkwürdig, dass selbst Greenpeace das
noch nicht verstanden hat.
Traduction Google de l'allemand au français :
DESERTEC: Pourquoi aller chercher loin quand on a ce qu'il faut à la maison
Communiqué de presse, Bonn, 17 Juin 2009
L'éclairage de Dr. Hermann Scheer, président d'EUROSOLAR à propos du plan DESERTEC.
Même si
nombreux sont ceux (du gouvernement fédéral à Greenpeace) qui se félicitent du projet à 400 milliards de dollars (le fameux projet DESERTEC) visant à importer de l’électricité solaire d’Afrique
du nord, je conseille de ne pas mettre des espoirs exagérés dans ce projet, et ce notamment à propos des décisions de subvention. Les coûts de ce projet sont sous-estimés, de même que les
délais pour sa réalisation.
Un élément central est le suivant : avant de penser à importer de l’électricité d’Afrique du nord, il
serait bon de poursuivre les investissements en Allemagne dans le domaine des énergies renouvelables. L’électricité d’origine renouvelable produite en Allemagne (éolien, solaire) coûte moins
cher que l’électricité solaire nord africaine importée. Dans moins de trois ans, le solaire produit en Allemagne aura atteint le grid parity. Et l’éolien a déjà aujourd'hui un coût
presque égal à celui de l’électricité d’origine fossile.
Avec les nouvelles techniques de stockage d'électricité, les
technologies de l'informations (réseau intelligent) et les technologies de transfert électrique, le problème de l'intermittence du solaire et de l'éolien disparaît. En d'autres termes,
jusqu'à 2020, date promise par DESERTEC pour le début du transfert d'électricité solaire d'Afrique du nord vers l'Europe, le photovoltaïque et l'éolien allemands resteront moins chers que
l'électricité solaire en provenance d'Afrique du nord.
En outre, on peut douter fortement que les l'investissement du projet DESERTEC puissent être effectivement amorti sur cette période. Les coûts de production dans
les conditions du désert (notamment la protection solaire miroir tempêtes de sable et de sable contractions) sont grossièrement sous-estimés, de même que les coûts et les difficultés de mise en
oeuvre de la construction de plusieurs réseaux de transport à travers plusieurs pays. Avec des subventions basées non sur la raison mais
sur de l'illusion, sur des "Fata Morgana" [Une Fata morgana est un phénomène optique
qui résulte d'une combinaison de mirages (perturbations des rayons lumineux au passage à travers un gradient thermique dans l'atmosphère)]. , le projet DESERTEC peut donner
lieu à une grande ruine, et conduire à casser la dynamique de développement des énergies renouvelables ici en Europe.
Il n'y aurait qu'une seule raison valable pour développer ce projet DESERTEC : que le potentiel des énergies renouvelables en
Europe ne soit pas suffisant. Mais une conférence récente à Kassel intitulée "Des régions 100% basées sur les énergies renouvelables " vient
de démontrer, si besoin en était, que le potentiel des énergies renouvelables locales est suffisant pour répondre intégralement à la demande électrique.
De nombreuses régions ont leur approches spécifiques pour parvenir d'ici 20 ans à un mix électrique 100% renouvelables.
Les partisans de DESERTEC n'ont pas vu que la dynamique d'investissement pour les énergies renouvelables se situe justement dans les applications décentralisées, avec des
millions d'investisseurs, et pas seulement de quelques groupes d'électricité existants. La décentralisation de la production
d'électricité a une valeur ajoutée régionale et permet de sortir des situations de monopole. La production d'électricité solaire en Afrique du Nord est une option
importante pour les pays d'Afrique du Nord eux-même, et ceci si la production est consommée localement, de manière
décentralisée.
Ceux qui ont compris l'intérêt de l'énergie solaire savent que cet intérêt (notamment économiques) repose sur une structure de production différente de celle en vigueur avec les
grandes centrales nucléaires ou les grandes centrales électriques à combustibles fossiles. Cette structure centralisée a été et est le plus grand obstacle à l'introduction
des énergies renouvelables. Il est étrange que même Greenpeace ne l'ait pas encore compris.
Lire aussi :
Jeudi 16 juillet 2009
Derniers Commentaires