MOBILITE DURABLE

DOSSIER voiture électrique

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Libérons-nous du pétrole - MAINTENANT

ENERGIE

Bilan environnemental et sanitaire comparé des différentes filières énergétiques : 

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MONDE - Le bourgeonnement des projets fondés sur les synergies du couple hydro-éolien (pompage-turbinage) :

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Le Président du German Advisory Council on the Environment  : "Le 100% énergies renouvelables d’ici 2050 est possible" (Rapport de la "NASA" allemande) - Lire
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François Lempérière, polytechnicien et expert énergie :
"Cinq fois plus d’énergie et moins d’effet de serre (avec ou sans nucléaire)"
- Lire
 
nullGregor Czisch (spécialiste des aspects économiques des systèmes électriques à base d'énergies renouvelables, Universität Kassel) présente un plan énergétique pour l'Europe qui a vraiment du sens sur le plan économique
- Lire  
nullKen Zweibel, James Mason et Vasilis Fthenakis: "A Solar Grand Plan - By 2050 solar power could end U.S. dependence on foreign oil and slash greenhouse gas emissions (...)"
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Clean Energy 2030 - Google's Proposal for reducing U.S. dependence on fossil fuels
- Lire
 
nullMark Jacobson, directeur du département énergie et atmosphère à l'université de Stanford:

"Wind, Water & Sun : un plan pour passer au 100% renouvelable à horizon 2050"

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Cogito

 

"Le droit à l'énergie,
c'est un droit à la vie"

 - Irja Martens, Executive Producer and Project Management Marketing ( L'Autonomie énergétique, la 4ème révolution)

 

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"Le développement durable, ce n'est pas seulement protèger l'environnement. C'est aussi améliorer les conditions de vie des gens"
- Javier Morales, père du projet El Hierro, une île 100% renouvelable (Iles Canaries), plus d'infos ici

« Il faut saluer cette initiative de la voiture électrique. On ne peut pas dire que l’on veut des transports propres et ne pas voir quand les industriels font des efforts. »
- Serge Orru, le directeur général du WWF-France

(Source)

 

"Mon plus grand challenge a été de changer l'état d'esprit des gens. L'état d'esprit exerce une étrange influence sur nous. Nous voyons les choses selon la façon dont nos esprits ont ordonné à nos yeux de voir les choses"

- Mohammad Yunus, prix Nobel de la Paix 

 

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"Il nous faut un turn around des certitudes pour les transformer en ouverture"

Bertrand Piccard, psychiatre et aéronaute (Solar Impulse)  

 

"Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières (...) Reconnaissez toujours que les individus sont des fins et ne vous en servez pas comme des moyens pour arriver à vos fins (...)"
- Emmanuel Kant, philosophe

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 18:04


Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport sur les conséquences économiques du changement climatique :

"Construire une économie à faible intensité carbonique crée des opportunités pour des investissements dans de nouvelles technologies qui promettent de transformer notre société de la même manière que l'électricité ou les chemins de fer l'ont fait dans le passé"


- Source : 
Largest ever investors' group demands strong climate change treaty,
GlobalFundWire.org


De l'écologie morbide à l'écologie positive
Par Olivier / ObjectifTerre /  1er octobre 2009




Photo : La lismonera de la catedral con su niño - Guadalajara, Mexique - Crédit photo : ObjectifTerre

En France, des utopistes très médiatisés pensent que leurs appels au "changement des comportements" va permettre de diviser par 4 la consommation énergétique mondiale d'ici 2050. Ce n'est pas une blague, des gens avec des étiquettes a priori très "sérieuses" ont ce genre de discours. Ils s'imaginent que la Chine, l'Inde, le Mexique, le Brésil, l'Afrique et l'Asie du sud-est vont opter pour le renoncement, et entrer en décroissance. Ils sont très comiques, certes. Mais ils nous font perdre du temps. Soyons clairs : la mode de la "décroissance" est un caprice de fils de riches occidentaux qui n'ont bien souvent aucune expérience de la vie dans les pays en voie de développement. Je mets au défi les  éco-snobs français d'aller tenir leurs discours frugalistes, non dans les salons feutrés parisiens ou les magazines tendance, mais  dans les quartiers pauvres des villes africaines, d'Amérique latine ou d'Asie.

           Certains d'entres eux poussent la plaisanterie encore plus loin en affirmant haut et fort dans les médias que le nucléaire va permettre, à l'échelle mondiale, de réduire massivement les émissions de CO2. Ils font semblant d'ignorer que le nucléaire est une énergie non durable basée sur une ressource, l'uranium, aux réserves aussi déclinantes que le pétrole. Ils osent même qualifier le nucléaire d'"énergie propre" : on ne peut que leur conseiller d'aller faire un stage en Biélorussie. De plus, du nucléaire civil au nucléaire militiaire, il n'y a que quelques centrifugeuses. Comme le souligne le polytechnicien François Lempérière, il convient de sortir de l'utopie nucléaire (voir ici), et reconnaître que le nucléaire, pour des raisons purement physiques, ne peut pas nous aider à réduire les émissions mondiales de CO2. Même si nous passions à la génération IV, ceci alors que la technologie n'est pas au point aujourd'hui, nous n'aurions que 200 ans de production électronucléaire au rythme actuel. Or le nucléaire est aujourd'hui une queue de cerise dans le mix énergétique mondial et la demande énergétique mondiale sera multipliée par 3 d'ici 2050.  En multipliant par 5 la production électronucléaire mondiale (quand on suit le chantier de l'EPR finlandais, on se dit que ce n'est pas forcément très réaliste...), la part du nucléaire resterait marginale, et on en aurait alors que pour 40 ans de combustible.

         Passons à présent aux choses sérieuses. D'ici 2050, la population mondiale sera passée de 6,5 milliards aujourd'hui à 9 milliards. Aujourd'hui 1 milliard des habitants de la planète consomme les 2/3 de l'énergie mondiale, les 5,5 milliards consomment l'autre tiers, mais vivent dans des conditions rudimentaires. Ces 5,5 milliards vont passer à 8 milliards en 2050 et il serait immoral de leur demander de vivre en consommant encore moins que ce qu'ils consomment aujourd'hui. L'aspiration au développement de ces populations est parfaitement légitime et ceux qui la conteste n'ont aucune morale. 

     Etre réaliste, c'est prendre en compte que d'ici 2050, la consommation énergétique mondiale sera multipliée par 3 par rapport à aujourd'hui. Que les pays riches parviennent ou pas à réduire leur consommation énergétique de 10% ou 20% suite aux changements de comportements de leurs populations, cela ne change rien à la tendance de fond, pour de simples questions d'ordres de grandeur : la part du lion à venir, ce sont les 8 milliards d'habitants des pays en développement de 2050. Même si chacun à le droit de se réfugier dans l'attente d'un miracle,  la croyance que les occidentaux vont subitement passer à la frugalité et que cela va règler le problème climatique  a autant de pertinence que de pisser dans un violon. Certains ont d'ailleurs très bien compris que pisser dans le violon vert, l'air grave et les sponsors sous la table, pouvait leur rapporter plein de pépètes. 

La vraie question devient : comment faire en sorte que les pays en voie de développement puissent bénéficier des technologies propres : éolien, hydroélectricité, solaire, efficacité énergétique, transports électriques individuels et collectifs ? C'est la question que vient de poser Kofi Annan au Clinton Global Initiative : « Je trouve que la discussion sur les véhicules électriques [avec Carlos Ghosn] est très intéressante. La voiture électrique est un bon exemple de technologie propre et innovante. L'une des questions importantes à Copenhague sera : comment allez-vous vous assurer que les nouvelles technologies seront également accessibles aux populations des pays en voie de développement, afin qu’elles ne répètent pas les erreurs du passé ? Comment se procureront-ils des voitures électriques ? Comptez-vous les aider à réaliser la transition vers les nouvelles technologies ? » (...)  (voir ici).

C'est aussi l'une des principales missions de l'agence internationale des énergies renouvelables Hélène Pelosse, directrice de l'IRENA :  "La bonne nouvelle avec les énergies renouvelables, c'est que l'on peut les développer partout (...) On ne peut pas demander aux pays émergents de se développer proprement, sans leur fournir des technologies vertes. Il ne s'agit pas de mettre à leur disposition l'ensemble des technologies mais plutôt de regarder pays par pays quelles sont les solutions les plus adaptées, qui ne seront pas forcément les plus récentes, les plus avancées."(Suite ici). Et c'est précisément sur ce thème que Nicolas Stern met l'accent dans «Gérer le changement climatique en surmontant la pauvreté», de même que les responsables de la campagne TckTckTck (Global Humanitarian Forum, Genève).

      Il faut donc, parmi les solutions disponibles, sélectionner celles qui peuvent être déployées le plus rapidement dans les pays en voie de développement. Les deux gagnants sur le plan physique/technique/environnemental sont le couple hydro-éolien et le thermosolaire avec stockage thermique et refroidissement sec. Mais sur le plan économique, c'est le couple hydro-éolien qui remporte la palme, très largement, d'un facteur 4. Nous n'avons pas de temps à perdre aujourd'hui avec des technologies certes exotiques et exitantes, mais qui, si elles sont développées en masse, vont absorber les capacités d'investissement : le thermosolaire (idem pour le photovoltaïque) coûte bien trop cher. Aujourd'hui, c'est la stratégie du picking winner qu'il faut adopter. C'est exactement l'approche pronée par Gregor Czisch, expert des énergies renouvelables (voir ici).

       Il faut mettre en place un plan Marschall pour construire un nouveau socle énergétique durable en Afrique, en Asie, en Amérique latine. Il faut que le taux de croissance des renouvelables dépasse largement et rapidement le taux de croissance de la demande énergétique. La bonne nouvelle, c'est qu'on sait que c'est possible avec le couple hydro-éolien. Le défi n'est pas d'ordre technique (le couple hydro-éolien est parfait) mais que les décideurs sortent de l'ignorance et/ou de l'hypocrisie liées à la pression des lobbies qui ont aujourd'hui le monopole de la production énergétique. 

        L'heure n'est pas à la peur, au renoncement, au repliement sur soi ou aux séances-ciné d'écologie morbido-titaniquesques hélico-sponsorisées. Revenons sur terre ! L'heure est à la construction courageuse et généreuse ! L'heure est au partage des connaissances scientifiques, aux transferts technologiques. Les populations des pays en émergence ont un immense désir de progresser vers la prospérité verte, et c'est bien évidemment parfaitement légitime. Occidentaux diplômés, qui ont eu la chance d'étudier, aidons-les à mettre en place une dynamique positive!  INGA we can ! 

    Il est temps de passer de l'écologie de l'hypocrisie et de la dénonciation à l'écologie pragmatique de la construction positive, de la liberté durable, dans le cadre de laquelle le mot développement est pleinement assumé. Nous sommes à l'heure du choix entre la prospérité et le déclin, souligne Barack Obama (voir ici). En corée du sud, et les sud-coréens savent de quoi ils parlent avec la Corée du nord communiste régressive de l'autre coté de la frontière, la devise est aujourd'hui : Le vert pour sortir du rouge (voir ici). L'écologie française, que Daniel Cohn-Bendit essaye, non sans difficultés, de faire évoluer vers la modernité, se métamorphosera aussi, ou alors elle finira par disparaître comme le mur de Berlin. 

"(...) Une écologie qui prenne acte de l'économie de marché pour mieux la réguler.  (...) Une écologie de l'innovation, de l'excellence, de la précision, qui renonce à la paresse intellectuelle de la pensée dogmatique et rompt avec l'approximation. Une écologie qui préfère la réalité à la pureté, ce qui ne l'empêche pas de rêver et de faire rêver. Une écologie de l'envie et de l'enthousiasme, qui -sans pour autant être naïve- tourne le dos au catastophisme, à l'écologie de la privation, de la peur, de l'urgence et de la menace !  (...) Une écologie libérale aux plans politique, culturel et sociétal. Une écologie moderne résolument tournée vers l'avenir, un mouvement du développement durable qui assume pleinement le mot   développement. (...) Si vous voulez aujourd’hui vous attaquer à une décroissance de l’énergie du pétrole etc, il faut une croissance des énergies renouvelables !"
- Daniel Cohn-Bendit



Photo : Guadalajara, Mexique - Crédit photo : ObjectifTerre


L'Africa delle opportunità
Nicholas Stern: Poverty and climate change- the two great challenges of our century
http://www.lastampa.it/redazione/cmsSezioni/africa/200907articoli/45217girata.asp

Poverty and climate change are the two great challenges of the 21st century. Our responses to them will define our generation, and because they are linked to each other, if we fail on one, we will fail on the other. Unmitigated climate change poses huge risks for the planet. If we carry on emitting carbon dioxide and other greenhouse gases, global average temperature could eventually rise by more than five centigrade degrees, to levels not seen on Earth for more than 30 million years.

However, we understand the scale of the action that is necessary to reduce emissions and the areas on which we must focus: greater energy efficiency, more low-carbon technologies, and a halt to deforestation.


We also know which policies and economic instruments will make these ambitions happen, and we can see a path for investment and economic growth that is attractive for all parts of the world. All we need now is the political will.


The United Nations conference on climate change, due to be held in Copenhagen in December, will be the most important international meeting since the Second World War. It must result in an agreement to halt and reverse the growth in annual global emissions, leading to a reduction of at least 50 per cent by 2050.


Developed countries should lead the way by cutting their annual emissions by at least 80 per cent. The people of developing countries are least responsible for the current levels of greenhouse gases, but they are the most numerous.


Of the projected global population of 9 billion in 2050, 8 billion will live in countries today considered to be part of the developing world. They should play the leading role in shaping the global plan of action against climate change, and they must eventually control their own emissions.


But no matter how successful we are in reducing emissions, we are now committed over the next few decades to some degree of further climate change due to the levels of greenhouse gases already in the atmosphere.


The poorest people in developing countries in Africa and across the world will be most exposed and vulnerable to the impacts of climate change that will occur. These are also the people who are least able to afford the costs of adaptation. For developing countries, adaptation is essentially development in a more hostile climate. It is for them to shape their integrated plans for development and climate change.


The developed countries should provide at least US$100 billion a year by 2020 to help developing countries to adapt to the impacts of climate change. This sum should be in addition to current commitments to raise official development assistance to 0.7 per cent of GDP, and in the future this figure should be closer to 1 per cent.


While the two big global challenges of this century are poverty and climate change, we are also facing a crisis in the financial markets and the worst global economic downturn for 80 years which, some may argue, should be all that we focus on now.

But delaying our efforts to tackle poverty would condemn millions of people to many more years of hardship. And delaying action on climate change would mean the stock of greenhouse gases in the atmosphere grows, making the task of dealing with the problem more costly and difficult in the future.


We cannot afford to delay. We can and must, now and simultaneously, handle the short-term financial crisis, foster sound development and economic growth in the medium term, and protect the planet from devastating climate change in the long term.


Developed countries must provide strong financial support, but they must also demonstrate that low-carbon growth is possible. It offers a productive, efficient and attractive route to overcome world poverty.


* Nicholas Stern is chair of the Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment and I.G. Patel Professor of Government and Economics at London School of Economics and Political Science. His new book ‘Un piano per salvare il pianeta’ is published by Feltrinelli www.feltrinellieditore.it/giornalisti/SchedaLibro?id_volume=5001209

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Publié dans : CROISSANCE VERTE DURABLE
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