Samedi 28 novembre 2009
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Photo : Jonathan Trent déploie une bâche plastique osmotique que l'on remplie d'eaux usées et dans laquelle on verse les microalgues. La bâche
flotte sur l'eau de mer.
NASA Ames Research Center
Le procèdé dont fait écho cette semaine
CleanTech Republic à un fort potentiel car :
- les surfaces océaniques sont colossales (les 2/3 de la surface de la terre)
- Pas de compétition avec les cultures alimentaires, pas de consommation en eau douce, pas de pollution des eaux, pas de dégradation des sols, pas de déforestation
- les sacs plastiques sont bon marché (et il est d'ailleurs possible de fabriquer des bioplastiques à partir d'huiles de
microalgues
- le procédé permet une épuration des eaux usées
- pas de risque de contamination biologique des eaux océaniques car les microalgues utilisées sont des espèces d'eau douce, elles meurent dans l'eau salée
- le CO2 atmosphérique est séquestré par les microalgues (bien que rejetté ensuite dans l'atmosphère quand on brûle le carburant obtenu à partir de l'huile)
- Innovation clé : utilisation de l'osmose - L'eau douce est expulsée vers l'extérieur par osmose, ceci
sans aucune consommation d'énergie.
- cette technologie peut aussi être utilisée sur des sites pollués, et contribuer à la dépollution
- le procédé conduit à produire des lipides (valorisables en huile végétale pure ou en biodiesel), mais aussi des glucides (que l'on peut par exemple faire fermenter) et des protéines.
- le procédé peut être utilisé pour les missions spatiales (la NASA soutient ce projet dans cet objectif). En effet, les microlagues peuvent se développer dans les eaux usées produites par les
astronautes.
- possibilité de combiner culture de microalgues en mer et éolien offshore (éoliennes flottantes etc.). + îles énergie (stockage par pompage turbinage à eau de mer)
Cela fait BEAUCOUP d'avantages !
Seul obstacle : le coût du baril d'huile obtenu. Il en résulte que les algo-carburants ne pourront être compétitifs que pour
les applications où l'électricité est inopérante : avions, bateaux faisant de longs trajets etc.
Pour les voitures individuelles, les algo-carburants auront vraiment du mal à être compétitifs avec l'électro-mobilité. L'écart est énorme.
Pour remplacer l'intégralité du carburant utilisé par les transports aériens aux USA (les USA ont le plus grand parc d'avions du monde), une ferme marine carrée de 210km de coté est
suffisante, soit 0,008% de la surface terrestre (la surface terrestre est de 510 millions de km2).
Des milliers et des milliers d'emplois en perspective !
Croissance verte ? Croissance marine :)
- Olivier
"
(...) L’idée consiste à cultiver des microalgues dans des sacs plastiques contenant des eaux usées et flottant en pleine mer. De quoi faire d’une pierre trois coups : assurer la croissance des
algues donc, mais aussi traiter les eaux usées municipales, et enfin séquestrer au passage du dioxyde de carbone. Explications (...)
Le projet de Jonathan Trent aurait déjà bénéficié, selon le Cleantech Group, d’un investissement de 250 000 dollars de la part des fondateurs de Google, Larry
Page et Sergey Brin. Et la Commission californienne de l’énergie s’apprêterait à accorder une subvention encore plus
conséquente au projet Omega (...)"
Suite ici :
http://www.cleantechrepublic.com/wp-content/plugins/adsme/print/adsme_compose.php
Voir aussi :
La culture de microalgues en mer combinée à l'éolien : un concept intéressant
http://www.electron-economy.org/article-31598225.html
NASA applies space technology to turn sewage into algae-based fuel - (...) Jonathan Trent, lead researcher and scientist on the project at NASA's Ames Research Centre in California, said: “Firstly it is
possible to produce sustainable quantities of biofuels that can replace the use of fossil fuels without competing for resources and land needed for food production. Secondly these valued products
are produced, while at the same time they help cleanse municipal wastewater and remediate dead zones such as those in the Baltic Sea and thirdly it is possible to produce products, clean the
oceans, and at the same time remove the greenhouse gas, carbon dioxide, from the atmosphere (...)”
http://www.workingwithwater.net/view/5537/nasa-applies-space-technology-to-turn-sewage-into-algaebased-fuel-/
Workshop on Algal Oil for Jet Fuel Production
http://www.nrel.gov/biomass/algal_oil_workshop.html
Wind, Sea, & Algae (thought experiment), Jonathan Trent, NASA Ames Research Center http://www.nrel.gov/biomass/pdfs/trent.pdf
International Algae Congress, 1er et 2 décembre 2009
http://www.algaecongress.com/Me
et-the-international-Algae-Industry-/page/1477/
http://www.algaecongress.com/download/4f5656195225b4f7c9f2713e2336ef1e/24112009173555/416
http://www.algaecongress.com/Congress-programme/page/1498/
http://wind-sea-algae.org/
http://www.algaesystems.com
Omega concept
http://www.sustainable-technologies.eu/italiano/omega.html
NASA bags algae, wastewater in bid for aviation fuel - (...) "It's energy-free," Trent
said. "It doesn't cost us anything. Osmosis works by itself (...) We've solved the problem of evaporation, weeds, structure (...)"
http://www.nytimes.com/gwire/2009/05/12/12greenwire-nasa-bags-algae-wastewater-in-bid-for-aviation-12208.html
Les océans mondiaux : les 2/3 de la surface terrestre
Photo : le concept original proposé par Jonathan Trent, NASA Ames Research Center

"
After earning his Ph.D. in Biological
Oceanography at Scripps Institution of Oceanography, University of California at San Diego, Jonathan Trent spent six years in Europe at the Max Planck Institute for Biochemistry in Germany, the
University of Copenhagen in Denmark, and the University of Paris at Orsay in France. He returned to the United States to work at the Boyer Center for Molecular Medicine at Yale Medical School for
two years before establishing a biotechnology group at the Department of Energy's Argonne National Laboratory in Illinois (...)"
http://www.nasa.gov/centers/ames/research/2009/jonathan_trent.html
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Publié dans : BIOMASSE
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