Vendredi 4 décembre 2009
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C'est ce qu'un sauveteur en mer en formation commence par apprendre : il ne faut pas lutter contre la mer mais s'adapter à elle. Sinon on est presque sûr d'y laisser sa peau. Les gens qui, en
mer, prennent peur et se mettent à gesticuler dans tous les sens sont ceux qui se noient.
Concernant l'homme et le climat, la stratégie qui consiste à vouloir lutter contre le climat, ce qui sous-entend implicitement que l'on serait en mesure de le
contrôler (ce qui reste à démontrer...et d'ailleurs si on démontrait de manière certaine que l'homme est responsable du changement climatique actuel, cela ne signifierait en aucun qu'il
deviendrait, de fait, capable de le contrôler), a le potentiel pour nous mener à la noyade.
L'homme a traversé au cours de son histoire des changements climatiques majeurs (des glaciations, brr !), et il a survécu non parcequ'il a réussi à contrôler le climat, mais
parce qu'il est parvenu à s'y adapter : domestication du feu, confection de vêtements en peaux de bêtes pour résister au froid, etc.
J'ai utilisé ces dernières années un vocabulaire guerrier du genre "nous sommes en guerre face au réchauffement climatique". C'est une erreur. Nous ne sommes pas en guerre face au climat
qui change, nous sommes dans une phase de construction de stratégies pour nous adapter au changement (Car il y a bel et bien changement).
Quels sont les enjeux aujourd'hui ?
1 - certaines populations sont bien plus vulnérables que d'autres au changement, et il convient de les aider étant donné que les éco-technologie permettant de s'adapter sont disponibles ici et
maintenant. Cela relève de la fraternité. C'est l'enjeu numéro 1 du sommet de Copenhague. La meilleure immunité climatique pour ces populations (résilience), c'est de devenir
riches et prospères.
2 - les ressources fossiles sont limitées et il convient de passer de notre économie actuelle, basée sur des ressources rares (pétrole, gaz, charbon, uranium), à une économie basée sur
les énergies renouvelables (vent, eau, solaire), énergies renouvelables qui sont très très abondantes. Il convient donc de nous adapter par anticipation au déclin des énergies
fossiles et recourant aux énergies renouvelables. Cette transition est une opportunité de croissance verte énorme, avec à la clé une création massive d'emplois.
3 - on ne construit rien de sérieux dans un climat de peur et d'urgence. Les agitateurs de peur sont inutiles. Il convient de construire la Clean Energy & Eco-Cycling
Economy dans la sérénité, ce qui ne veut pas dire que l'on ne reste pas lucide à propos des dangers possibles (dangers possibles, et non certains), dangers inhérents au
changement. Les gens n'ont pas besoin qu'on leur fasse peur, ils ont pas besoin de gourous. Les gens ont besoin de solutions concrètes pour pouvoir vivre confortablement et en
harmonie avec l'environnement. Et nous avons une chance exceptionnelle : ces solutions sont disponibles ici et maintenant.
- Olivier
"L'intelligence, c'est la faculté d'adaptation."
- André Gide, écrivain français
"Il n'existe pas de problèmes dans la nature, mais seulement des solutions car l'état naturel est un état adaptatif donnant
naissance à un système cohérent."
- René Dubos, agronome et écologue français
"La distinction réelle se fait entre adaptés et inadaptés : le reste est littérature."
- Fernando Pessoa,
poète portugais
Don't fight, adapt - We should give up futile attempts to combat climate change
http://www.nationalpost.com/news/story.html?id=164002
(je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est dit dans cet article, mais il
est à mon avis intéressant)
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Publié dans : CLIMAT - Sciences
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