Samedi 17 octobre 2009
6
17
/10
/2009
01:02
Aujourd'hui, la France a un taux de dépendance énergétique extrêmement élevé. En effet, elle importe presque la totalité du
pétrole, du gaz fossile et de l'uranium qu'elle consomme.
La France produit 80% de son électricité à partir d'uranium naturel, qu'elle importe intégralement de l'étranger (Niger etc.). Et 10% de son électricité provient de combustibles
fossiles carbonés, également importés. Seule 10% de
l'électricité française est produite à partir de ressources françaises (Hydro + beaucoup trop peu éolien). Cette situation pose un grave problème de sécurité
nationale.
De plus, la France dépend de la Russie pour s'occuper de ses déchets nucléaires : elle n'a pas la technologie nécessaire (il est vrai que c'est un comble pour un pays aussi nucléarisé mais
c'est ainsi). La dépendance est donc double.
La France vient d'annoncer un grand plan en faveur de la voiture électrique. C'est le bon
moment pour lancer un programme massif de développement des énergies du vent, de la mer et du soleil, énergies disponibles en abondance en France; c'est le bon moment pour d'une part sortir du pétrole dans les transports automobiles, et d'autre part diviser par deux la part du nucléaire dans le mix
électrique français à horizon 2025, puis pour en sortir complètement à horizon 2050. La batterie de la voiture électrique est un excellent système de stockage de
l'énergie, la voiture électrique est une formidable opportunité pour le développement des énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien ou le solaire. Et nous savons que l'équation
économique tient parfaitement la route (voir ici).
La France n'est pas condamnée à la prolifération des déchets toxiques à très longue durée de vie et à l'insécurité énergétique qu'engendre le nucléaire. Nous avons fait une
erreur au début du XXième siècle en basant l'intégralité de notre économie sur le pétrole, une ressource limitée dont la combustion génère des composés toxiques pour la santé
humaine et des gaz à effet de serre. Ne reproduisons pas une seconde fois cette erreur avec le nucléaire : les réserves d'uranium sont très limitées et le recours à ce combustible
conduit à génèrer des déchets toxiques qui resteront actifs des milliers d'années.
A tout miser sur le nucléaire de manière non démocratique, le gouvernement français prend le risque d'un rejet massif de la science et de la technologie (dont la voiture 100%
électrique) et du progrès par une partie des français. Cette situation est préoccupante.
La voiture électrique, c'est un formidable catalysateur pour que la France se libère de la dépendance envers l'uranium étranger et construise une économie basée sur les ressources renouvelables
nationales. Pour alimenter le parc automobile français intégralement convertit à l'électrique, 3000 éoliennes de type REpower 5MW suffisent, soit un parc ayant par exemple une surface carrée de
60km de coté. Sans parler des énergies de la mer (vagues,
marées) et du solaire photovoltaïque.
Saisissons cette opportunité pour rétablir un contrat de confiance entre la science et la société française.
- Olivier
Réserves mondiales d'Uranium : 2,5 millions de tonnes
Commentaires