Mercredi 18 novembre 2009
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On a fait l'erreur au début du XXème siècle de construire une économie basée sur des ressources
limitées, le pétrole et le charbon. Va-t-on répèter une deuxième fois l'erreur avec le nucléaire ?
Aujourd'hui, les centrales nucléaires du monde consomment 65000 tonnes d'uranium par an. Les industries minières fournissent 40000 tonnes, le reste, soit 25000 tonnes vient de stocks
secondaires civils et militaires. Une fois ces stocks épuisés, l'industrie minière ne parviendra pas à répondre à une demande croissante en uranium.
Et les centrales à surgénération ? : "Les coûts de construction exorbitants, les problèmes de sécurité et leur inefficacité donnent peu d'espoir pour
qu'elles deviennent pertinentes sur le plan commercial".
Et la fusion ? "Aussi loin que nous puissions voir dans le futur, la fusion est une technologie dont la probabilité d'application commerciale est encore moins élevée que
celle des centrales à surgénération".
L'illusion nucléaire risque de devenir fortement préjudiciable pour l'avenir des pays qui misent fortement sur elle. Dans ce contexte, une diversification du mix électrique français est plus que
recommandée.
The Coming Nuclear Crisis - The world is running out of uranium and nobody
seems to have noticed (...) The world's nuclear plants today eat through some 65,000 tons of uranium each year. Of this, the mining industry supplies about 40,000 tons. The rest comes from
secondary sources such as civilian and military stockpiles, reprocessed fuel and re-enriched uranium. "But without access to the military stocks, the civilian western uranium stocks will be
exhausted by 2013, concludes Dittmar (Swiss Federal Institute of Technology) (...) But what of new technologies such as fission breeder reactors which generate fuel and nuclear fusion?
Dittmar is pessimistic about fission breeders. "Their huge construction costs, their poor safety records and their inefficient performance give little reason to believe that they will ever become
commercially significant," he says (...) And the future looks even worse for nuclear fusion: "No matter how far into the future we may look, nuclear fusion as an energy source is even less
probable than large-scale breeder reactors." (...)
http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/24414/
Ref:
The Future of Nuclear Energy: Facts and Fiction
Chapter I: Nuclear Fission Energy Today
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0908/0908.0627v1.pdf
Chapter II: What is known about Secondary Uranium Resources?
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0908/0908.3075v1.pdf
Chapter III: How (un)reliable are the Red Book Uranium Resource Data?
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0909/0909.1421v1.pdf
Chapter IV: Energy from Breeder Reactors and from Fusion?
http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/0911/0911.2628v1.pdf
Par
Dr Michael Dittmar
Institute of Particle Physics,
ETH, 8093 Zurich, Switzerland
Age des centrales nucléaires dans le monde :
http://video.google.com/videoplay?docid=3065676834452768739#
Peak Uranium :
Réserves raisonnablement assurées (RAR) en Uranium, selon le Livre Rouge :
Total 2007 : 3,2 millions de tonnes.
Consommation mondiale totale : 65 000 tonnes par an
Nous disposons donc de 53 ans de réserves (RAR).
Le nucléaire représente aujourd'hui 6% de l'énergie mondiale.
Si le parc nucléaire mondial est multiplié par 5 (pour passer à 30% de l'énergie mondiale), on passe à 11 ans de RAR.
Consommation mondiale provenant de l'industrie minière : 44 000 (le reste provient de stocks civils et militiaires et du ré-enrichissement de l'uranium). Nous disposerions donc au grand
maximum de 79 ans de RAR. Si le parc nucléaire mondial est multiplié par 5 (pour passer à 30% de l'énergie mondiale), on passe à 16 ans de RAR. Mais : "According to the International
Atomic Energy Administration (IAEA) and the Nuclear Energy Agency (NEA) of the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD), the secondary uranium resources will be essentially
exhausted during the next 5-10 years."
Bilan : Nous en avons pour 60 ans de réserves (RAR). 12 ans si la
production est multipliée par 5.
De plus, la génération IV (sur-génération) est très coûteuse, non compétitive et pose de sérieux problèmes de sécurité. Bilan : croire que le nucléaire va nous sauver est
une illusion totale.
En réalité, la part du nucléaire dans le mix électrique mondial décline : dans les années 90, le nucléaire pesait pour 18% dans ce
mix, et il ne pèse plus aujourd'hui que 13,8%, malgré des investissements pharaoniques. "Avec l'entrée de notre civilisation industrielle dans l'ère du
déclin des combustibles fossiles, il semble clair que l'épaisseur des vêtements de l'empeur de la fission nucléaire soit bien trop fine pour nous garder au chaud, et que l'empeur de la fusion
nucléaire n'ait pas du tout de vêtements !"
L'éolien connait au contraire une forte croissance dans sa contribution au mix électrique mondial. La ressource éolienne est abondante, très bien distribuée dans le monde et nous en avons pour 5
milliards d'années (léolien est une énergie solaire dérivée). Enfin, son bilan sanitaire et environnemental est excellent. Enfin, son coût est dès à présent compétitif e nous savons ici et maintenant gèrer la discontinuité-intermittence de la resource éolienne.
- Olivier
Lire aussi :
Alimenter les centrales nucléaires avec de l'uranium issu de l'eau de mer ? (Humour)
http://www.electron-economy.org/article-alimenter-les-centrales-nucleaires-avec-de-l-uranium-issu-de-l-eau-de-mer-humour--39676848.html
NUCLEAIRE : on ne nous dit pas tout ! :)
http://www.electron-economy.org/article-nucleaire-on-ne-nous-dit-pas-tout--38662050.html
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