Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences, des techniques et de l’environnement, actuellement en postdoc à l’université de Harvard. Sa thèse (EHESS/IUE), intitulée
« « La fin du monde par la science », innovations,
risques et régulations de l’inoculation à la machine à vapeur, 1750-1850 », fera l’objet d’une publication aux éditions Gallimard en 2011.
Fabien Locher est chargé de recherche au CNRS et maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris, « Sciences,
sociétés et politiques : approches historiques et questions actuelles ». Thèmes de recherche : Histoire de
l’environnement, Histoire des sciences et des techniques : Histoire des savoirs, des représentations et de l’action publique, définissant les
rapports des sociétés à leur environnement atmosphérique (climat, « temps qu’il fait », aléas météorologiques), aux XIXe et XXe siècles. Histoire
socio-technique de la spéculation et de l’interdépendance boursière.
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" Le climat fragile de la modernité - Petite histoire climatique de la réflexivité environnementale (...) En
1821, le ministre de l’Intérieur Joseph-Jérôme Siméon envoie une curieuse circulaire à ses préfets : « Messieurs, depuis quelques années, nous sommes témoins de
refroidissements sensibles dans l’atmosphère, de variations subites dans les saisons et d’ouragans […] auxquels la France semble devenir de plus en plus sujette. On l’attribue en partie aux
déboisements des montagnes, aux défrichements des forêts […] ces maux ne seraient pas sans remède ». Et le ministre de l’intérieur de demander aux préfets de
réaliser une enquête sur la modification du climat de leurs départements. (...) en 1770, l’abbé
Richard explique que son Histoire naturelle de l’air « n’est pas une étude de simple spéculation » mais qu’« elle est utile au grand art de gouverner les
hommes ». En 1776, la monarchie française fonde la Société royale de médecine afin d’étudier le lien entre les climats, les épidémies et les tempéraments, et guider
ainsi sa politique médico-environnementale (...)
Eusèbe de Salverte, médecin, révolutionnaire puis député, proche des Idéologues et ami de Cabanis, est celui qui va le plus loin dans
l’élaboration de ce projet d’une ingénierie climatique et humaine. Dans Des rapports de la médecine avec la politique (1806), il détaille les avantages médicaux de l’Empire napoléonien.
Parce que le territoire soumis s’étend sur de nombreux climats et de nombreux peuples, il est possible par des « transmigrations » d’adapter les populations aux climats qui leur
seraient les plus favorables. L’autorité nouvelle du gouvernement permet aussi d’envisager des hybridations entre les peuples afin de produire un optimum racial. Enfin, par des grands travaux, le gouvernement pourrait améliorer la « constitution physique du climat » et derechef celle des populations (...)"
Des mo
difications environnementales en apparence bénignes peuvent avoir des conséquences terribles. Par exemple, selon
l’abbé Richard, une épidémie aux Molluques hollandaises aurait eu pour cause la destruction des girofliers dont les particules aromatiques corrigeaient l’air corrompu par les fumées d’un
volcan. Si l’action de l’homme peut améliorer climats et populations, elle peut aussi conduire à la catastrophe (...)
(...) En ce qui concerne la France, les effets de l’exploitation forestière et agricole sur le climat sont longtemps vus comme bénéfiques (dans ses
Époques de la nature, Buffon compare ainsi avantageusement le climat de l’Europe – adouci par des siècles de présence humaine – au climat sauvage de l’Amérique). Ces effets ne commencent à inquiéter qu’à partir des années 1790, en lien avec
un discours qui dénonce le déclin de la forêt française. Celle-ci, dans le sillage de la Révolution, est en train de connaître une profonde reconfiguration de ses régimes de propriété et
d’usage. L’expropriation du clergé et des émigrés, la vente des biens nationaux, le partage des communaux ont provoqué une parcellisation et un transfert des surfaces boisées qui a profité à la
bourgeoisie et à certaines franges du monde paysan. Les maîtrises des Eaux et Forêts, symboles de l’absolutisme, ont été supprimées et les bois privés échappent désormais à toute régulation.
Cette transformation (post-)révolutionnaire fait du climat une affaire éminemment politique : à chaque accident météorologique, on blâme les paysans de
l’an II qui se seraient rués, haches aux poings, sur les nobles futaies.
Pendant l’été sec de 1800, le Moniteur universel publie une série d’articles catastrophistes.
Cadet de Vaux, un pharmacien réputé, également agronome, explique : « Nous sommes dévorés de sécheresse et la science dit : il ne faut
pas accuser la nature mais l’homme, qui, en altérant la surface de la terre, a changé le cours de l’atmosphère et conséquemment l’influence des saisons. Les régimes successifs cherchent
des réponses adaptées. Le Consulat pose ainsi une limite à la libéralisation forestière en conditionnant tout défrichement à l’obtention d’une autorisation administrative, ce qui doit
contribuer à sauvegarder les forêts et, partant, le climat de la France. Les gouvernements de la Restauration accusent quant à eux la Révolution d’avoir soustrait la forêt à ses propriétaires
traditionnels et légitimes, pour la livrer à une bourgeoisie incapable de gestion de long terme car dépourvue de l’inscription dans le temps long des territoires, apanage de l’aristocratie.
L’enquête climatique de 1821 citée en exergue s’inscrit dans ce contexte : au sortir du terrible hiver de 1820-1821, le ministère de l’Intérieur consulte les préfets sur les dérèglements
qu’aurait pu connaître le « système météorologique » de leurs départements en lien avec la déforestation (...)

(...) À travers le climat, l’humanité devient une force planétaire et la planète un être fragile. En 1822,
Charles Fourier rédige un texte étrange intitulé De la détérioration matérielle de la planète. Partant du constat d’un
dérèglement du climat, il dresse le diagnostic « du déclin de la santé du globe ». La source du mal est sociale. C’est l’individualisme
qui conduit au déboisement (...): « Les désordres climatériques sont un vice inhérent à la culture civilisée ; elle bouleverse tout par la lutte de
l’intérêt individuel avec l’intérêt collectif » (...) . Selon Fourier, toute tentative d’amendement de la société individualiste actuelle est vouée à l’échec, comme le prouve l’inanité
des législations forestières successives ; la cure planétaire passe nécessairement par la Révolution : « Il faut
sortir de la civilisation » [Commentaire : c'est Nicolas Hulot version XIXème !].
(...) Mais, deux ans plus tard, Arago doit reconnaître devant l’Assemblée l’incapacité de la science météorologique à trancher la
question. Une partie des députés l’accuse alors d’instrumentaliser l’incertitude pour
retarder l’abrogation de l’autorisation administrative (...) [Commentaire : c'est le procès anti-Claude Allègre !]
(...) Colonialisme et orientalisme climatique - Au-delà de la question forestière, l’idée d’une fabrique humaine des climats
permettait de penser ensemble les deux processus historiques essentiels du XIXe siècle : la révolution industrielle et la seconde colonisation. La justification la plus générale de
l’industrialisation et de son cortège de dégradations environnementales reposait sur une forme d’orientalisme climatique : la comparaison entre les
climats industriels et les climats orientaux permettait de produire l’image d’une Europe salubre et industrielle dans un monde barbare et
dangereux. La notion de climat permettait de justifier ensemble colonisation et industrialisation (...) [Commentaire : Dans les médias
français, aujourd'hui, les chinois sont systématiquement présenté comme de gros dégueulasses, par opposition aux européenns, présentés comme vertueux...] La colonisation fut en effet pensée et légitimée comme une entreprise d’assainissement, de
restauration climatique, permettant aux corps européens de ne pas subir la même dégradation que les corps indigènes. À l’intérieur des théories climatiques, la
supériorité raciale européenne était naturalisée de manière indirecte : les Européens se seraient singularisés par leur capacité à bien gérer leurs environnements et leurs climats, et donc à
préserver ou même « produire » la qualité de leurs corps. (...) [La mystique hitlérienne de "la terre
et du sang", un environnement pur pour une race pure, est basée sur la même approche raciste, voir ici] (...)
(...) Le cas du peuple égyptien sous la domination des Mamelouks était un exemple classique dans la littérature médicale. En 1826, Jean-Baptiste
Bérard, dans la leçon inaugurale de la chaire d’hygiène à la faculté de médecine de Montpellier, expliquait : « L’Égypte était l’un des pays les plus sains, les plus fertiles et
les plus peuplés de l’Antiquité. Ce même pays, soumis à l’ignorance et à la barbarie de l’islamisme est devenu le pays le plus insalubre des temps modernes. Le Nil, par l’incurie turque, est
devenu la source de la peste qui infecte ou menace le reste du monde » (...)
(...) En 1857, Bénédict Augustin Morel propose une grande théorie des dégénérescences : il part de Buffon et de
la transformation progressive de l’espèce humaine sous l’influence des climats pour l’appliquer au nouveau climat créé par la société industrielle. « Le globe entier est [devenu] le domaine
de l’homme», écrit Morel. Mais, poursuit-il, « cette même action exercée sur les éléments ne le modifie-t-elle pas à son tour ? » Pour triompher des dangers de la nature, l’homme
a dû créer une « nature factice » plus dangereuse encore car elle « soumet l’organisme à de nouvelles causes de dégénérescence. » [Lire aussi : "L'homme est un animal dénaturé", voir ici] (...)
Suite : http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20100420_climat.pdf
Commentaire : Ce texte, dans sa partie qui va jusqu'à la fin du XIXème (c'est à dire la plus grande partie du
texte) est très intéressant et richement documenté. Mais la petite partie finale, qui porte sur l'époque actuelle, est superficielle [est-ce volontaire ? Il y a un soupçon
d'ironie...:-)]. Les auteurs écrivent notamment : "Cette mutation des approches scientifiques, la montée de l’environnementalisme politique et l’essor de la globalisation
culturelle et économique constituèrent le terreau sur lequel a émergé notre prise de conscience du changement climatique global et anthropique."
A ce stade, la participation des gaz à effet de serre anthropiques au réchauffement observé entre les années 70 et 90 n'est qu'une hypothèse; on s'attend
effectivement à un réchauffement si on injecte des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, mais étant donné que la sensibilité climatique 2XCO2 n'est pas connue, nul ne
peut affirmer que le réchauffement observé entre les années 70 et 90 est essentiellement dû aux activités humaines. Il existe d'autres hypothèses, comme par exemple l'hypothèse
hélio-océanique, hypothèse d'ailleurs non exclusive avec l'hypothèse anthropique. Rien n'est prouvé.
Aujourd'hui, d'une part les sciences climatiques sont encore très jeunes et d'autre
part la problématique climatique est récupée par les idéologues de tous bords...Pour l'extrême-gauche de Cochabamba, c'est le libéralisme le responsable. Pour les lobbyistes pro-nucléaires français, c'est le charbon (la lignite allemande, en
particulier...). Pour les idéologues de l'écologie profonde, c'est l'être humain, véritable "parasite", "cancer" et "maladie planétaire" selon les dires de James Lovelock. Pour les
éco-colonialistes occidentaux, cibler le C02 est un moyen très habile pour tenter de limiter la montée ne puissance de la Chine et de l'Inde. Ajoutons que pour de nombreux
observateurs, "les failles de la compensation carbone permettent
aux pays développés de continuer à polluer comme ils l’ont toujours fait. Le mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) risque de
privatiser les forêts pour permettre aux pays développés de compenser leurs émissions. Le danger est alors d’exclure de ces forêts les
communautés locales et les peuples indigènes pour faire des puits de carbone ou encore de transformer des forêts naturelles en monocultures d’arbres à croissance rapide." (source)
- Olivier
- Bilan en images -
XIXème et XXème siècles :
« Un changement considérable dans le climat s’est installé dans les régions
polaires. La sévérité du froid qui a pendant les siècles passés ceinturé les mers des hautes latitudes nordiques dans une barrière impénétrable de glace s’est atténuée et, en
conséquence, cette barrière s’est affaissée considérablement depuis les dix dernières années »
- Lettre du
Président de la Royal Society à l’Amirauté britannique (1817).
« (...) La détérioration des climatures, qu'une civilisation trop prolongée dénature bien vite par destruction des forêts , effritement des
pentes, tarissement des sources et travestissement des saisons. Citons pour preuve des intempéries croissantes, l'année 1829 sans élé ni automne en France; les régions d'Assyrie, Cbaldée,
Mauritanie, autrefois si fertiles, et aujourd'hui transformées en déserts de sable : funestes résultats de leurs anciennes cultures qui, en mode barbare ou civilisé, arrivent au même but, au
ravage des forêts, au déchaussement des montagnes. Voyez les chaînes pelées du midi de la France, la Provence et le Languedoc, pays bien pourvus de civilisation; ils étaient autrefois bien
boisés, plus tempères, comportant l'olivier dans des lieux d'où il est banni. La civilisation est donc un mal quand elle se prolonge au-delà de son terme
naturel. (...) L'industrialisme est le ramas de tous les vices (page 6) (...) Une civilisation trop
long-temps prolongée conduit à l'athéisme: on ne peut voir dans cette société que la prédominance
du mauvais principe nommé esprit infernal; et si l'on a, comme les philosophes, la petitesse de croire que Dieu n'ait pas composé d'autres mécanismes sociaux compatibles avec la justice et la
vérité, on en vient à douter de Dieu, nier son existence ; car il serait l'équivalent
du diable s'il eût voulu la permanence de
la civilisation, qui n'est qu'un abîme d'injustice et d'oppression qu'un échelon pour nous acheminer plus haut, par le moyen des sciences et des
arts qu'elle crée (...) [page 12]
(...) La France est un grand enfant, un imberbe politique à traiter comme les enfans à qui on interdit l'usage
des armes et instruments tranchants, qui seraient sans danger dans des mains prudentes. Aussi l'un de ses publicistes, M.Benjamin-Constant, a-t-il dit avec raison que le gouvernement représentatif n'est pas fait pour les Français (nation dénuée d'esprit public et courant aux spectacles le jour où elle apprend la
perte de son armée : elle n'est foyer que des abus de civilisation. Brisons sur ce sujet ; revenons au ténébreux professeur (page 52). Tout
libéralisme est FAUX et ILLUSIONNAIRE (p76) (...) Après les avoir lus [Les philosophes favorables au progrès ndlr], on s'écriera :"Quelle perfidie chez ces philosophes
qui, connaissant si bien la malfaisance de la civilisation, veulent étouffer la découverte
qui nous en ouvre l'issue et nous élève aux destinées heureuses » (p88).
- Charles Fourier dans
Le Nouveau Monde industriel (1830) - Livre consultable en ligne ici (voir en particulier les citations choisies en page 2 par Charles Fourier, qui témoigne d'un état d'esprit particulièrement
misanthropico-titaniquesque).
"Autrefois les intérêts engagés étaient beaucoup moins importants qu'aujourd'hui ; les inondations étaient acceptées comme des
fléaux envoyés par la providence et passaient à peu près inaperçus au milieu de guerres, de pestes et de famines incessantes. Les populations d'ailleurs se plaignaient moins, parce qu'on eut
pas écouté leurs plaintes, ni surtout songé à les indemniser ; enfin la presse n'existait pas, et personne dans le nord, ne s'inquiétait des inondations qui pouvaient se produire dans le
midi."
- Mr de Mardigny, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées dans l'Ardèche, 1858
“Geologists Think the World May be Frozen Up Again.”
- New York Times (24 fév.
1895)
http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?_r=1&res=9F02E1D8163CE433A25757C2A9649C94649ED7CF
"Arctic Ocean Getting Warm; Seals Vanish and Icebergs Melt."
- The Washington Post, (novembre 1922)
http://wattsupwiththat.com/2008/03/16/you-ask-i-provide-november-2nd-1922-arctic-ocean-getting-warm-seals-vanish-and-icebergs-melt/
Next Great Deluge Forecast by Science.
Melting Polar Ice Caps to Raise the
Level of Seas and Flood the Continents.
- New york times (15 mai 1932)
« America in Longest warm spell Since 1776; Temperature Line Records a
26-year rise.”
- New york time (27 mars 1933).
“Ceux qui croient que les hivers étaient plus dures quand ils
étaient enfants ont parfaitement raison, … les météorologues ne doutent pas du tout que la planète se réchauffe par le temps qui court.
»
- New york times, 2 janvier 1939
“The particular point of inquiry concerns whether the ice is melting at such a rate as to imperil low-lying coastal areas through
raising the level of the sea in the near future.”
- New york times, 1954
“Dans dix ans, toute vie animale importante dans la mer aura disparu. De grandes zones côtières devront être évacuées à cause de la
puanteur du poisson mort”
Paul Ehrlich 1969, ( "Le Malthus du XXième siècle")
“En
1985, la pollution aura réduit de moitié la lumière du soleil qui nous atteint. »
-Life magazine (Janvier 1970)
« A cause de l’accumulation de poussière, de la couverture de nuages et de la vapeur
d'eau, la planète va se refroidir, le vapeur d'eau va tomber et geler et le nouvel age glaciaire sera arrivé. »
- Newsweek magazine, January 26, 1970
"Si la tendance actuelle continue, la planète va se refroidir de 4 degrés en 1990 et de 11 degrés en 2000. C'est à peu près le
double de ce qui nous conduirait à une ère glaciaire."
- Kenneth Watt, professeur de l'écologie à l'UC Davis lors d'une conférence du Earth Day d'Avril 1970
“En 1995, entre 75 et 85 pour cent de toutes les espèces animales auront disparues”
- Dr. S. Dillon Ripley, Look magazine (avril 1970)
« Le monde se refroidira de 11 degrés d’ici l’an 2000. C’est deux fois ce qu’il faut pour nous faire entrer dans une ère
glaciaire »
- Kenneth Watt, discours à Swarthmore University (avril 1970)
"There is a finite possibility that a serious worldwide cooling
could befall the Earth within the next 100 years."
- US National Academy of Sciences, 1970
"U.S. Scientist Sees New Ice Age Coming"
- Dr James Hansen (GISS-NASA), Washington Post (9 juillet
1971). (Source)
1971 : "le refroidissement de l'Amérique"
1973 : "le grand gel"
« Une augmentation de la concentration des aérosols dans l'atmosphère d'un facteur 4 est suffisante pour baisser la température au niveau du sol de 3,5°C
et de nous amener dans une nouvelle période glaciaire ».
- Dr Stephen Schneider, Science, 1971
"Le refroidissement continuel et rapide de la terre depuis la seconde guerre mondiale est en
rapport avec l’augmentation de la pollution de l’air associée à l’industrialisation, à la mécanisation, à l’urbanisation et à l’explosion démographique"
- Reid
Bryson, “Global Ecology; Readings towards a rational strategy for Man”, 1971
« Les climatologistes du monde entier sont d'accord pour dire qu'il ne nous reste guère de temps pour nous préparer à la
période glaciaire qui a commencé».
- Dr Douglas Colligan, Science Digest (Février 1973)
“As for the present cooling trend a number of leading climatologists have concluded that it is very bad news indeed
(...) It is the root cause of a lot of that unpleasant weather around the world and they
warn that it carries the potential for human disasters of unprecedented magnitude (...) It is something that, if it continues, will affect the whole human occupation of the earth – like a
billion people starving. The effects are already showing up in a rather drastic way.”
- Fortune, Reid Bryson (février 1974), cet article a permis à son auteur d'obtenir le Science
Writing Award de l’American Institue of Physics
Rapport de la CIA annonçant un grand refroidissement avec des conséquences catastrophiques à l'échelle
globale (1974)
« Six années de sécheresse en Afrique; Inondations catastrophiques au Japon; Récoltes minables
au Canada et en Russie; Moyenne de température déréglée; Changement dramatique dans les calottes polaires… . Populations animales menacées d’extinction; Les plus grands
scientifiques nous annoncent une catastrophe globale imminente. Notre planète mise en péril par les rejets de l’homme dans l’atmosphère. »
- Times (juin 1974)
« Les météorologistes ne sont pas tous d'accord sur les causes et la magnitude de ce refroidissement rapide du climat. Mais ils sont
unanimes pour dire que ce refroidissement va diminuer la production agricole dans les dernières décennies de siècle »
- Peter Gwynne, Newsweek (28 avril 1975)
“Scientists Ponder Why World’s Climate is Changing; A Major Cooling Widely Considered to Be Inevitable”
--The New
York Times, 21 mai 1975
« La venue d'un nouvel âge glaciaire doit être reconnue comme source de maladie et de misère dans les années à venir. Dans les pays
pauvres des milliers de personnes sont déjà mortes de froid ».
- Nigel Calder, International Wildlife (juillet 1975)
"Le refroidissement actuel a déjà tué
des centaines de milliers de personnes. S’il continue, et si personne ne prend des mesures énergiques, il provoquera une famine mondiale, un chaos généralisé et même une nouvelle guerre
mondiale. Tout cela pourrait survenir avant l’an 2000"
- Lowell Ponte, dans "Le refroidissement",
1976
« En 2035, il y a des palmiers à New York, la Hollande est sous les eaux, le Bangladesh a cessé d'exister; il y a des déserts
brûlants en Europe Centrale... Ce n'est pas de la science fiction: c'est basé sur les projections actuelles »
- Jeremy Rifkin, The Washington Post, 31 Juillet 1988
"To capture the public imagination, we have to offer up some scary scenarios, make simplified dramatic statements and little mention
of any doubts one might have. Each of us has to decide the right balance between being effective, and being honest."
- Stephen Schneider, climatologue et écologiste, "Discover magazine", 1989
"Avant de développer tous ces titres, arrêtons nous quelques
secondes sur une information qui nous arrive en droite ligne de New York. Si l'on en croit le Directeur du Bureau de l'Environnement des Nations Unies à New York, plusieurs pays pourraient
disparaître sous les eaux d'ici dix ans. (c'est à dire avant 1999..., ndlr), si le réchauffement de la planète se confirme (...) Gardons nous, bien sûr de dramatiser mais soyons très
vigilants"
- Henri Sannier, Antenne 2, 1989
Vidéo ici :
http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/CAB89027040/rechauffement-terre.fr.html
"En fait, le problème est qu'il ya beaucoup trop de gens riches dans le monde"
- Paul Erlich cité par the Associated Press, 6 avril 1990
"About 10 million residents of Bangladesh will lose their homes and means of sustenance
because of the rising sea level, due to global warming, in the next few decades."
- Al Gore, "Earth in balance", 1992
"Donner à la société une énergie abondante serait la même chose que de donner une mitraillette à un enfant idiot "
- Paul Erlich cité par R. Emmett Tyrrell dans The American Spectator, 6 Septembre 1992
"Avant la fin du 21e siècle, des milliards de personnes vont mourrir à cause du réchauffement climatique et les quelques survivants se réfugieront en Arctique
où le climat restera supportable"
- James Lovelock (éco-intégriste à l'origine de la religion "Gaïa"),
The Independant, 2006
2007 :
Nicolas Hulot, 2009 : "c'en est fini du libéralisme"
2007, France 5 : "Quand la neige ne tombera plus" (Vidéo)
http://www.electron-economy.org/article-2007-france-5-quand-la-neige-ne-tombera-plus-video-48086564.html
2010, France :
Références à propos des citations :
FIRE AND ICE Journalists have warned of climate change for 100 years,
but can’t decide weather we face an ice age or warming
http://www.businessandmedia.org/specialreports/2006/fireandice/FireandIce.pdf
+ ProfBof / Skyfall / Pensée Unique
XXIème siècle ?
:
Depuis 600 millions d'années :
Humour réflexif :
Lire aussi :
Charles
Baudelaire et le spleen éco-romantique
http://www.electron-economy.org/article-charles-baudelaire-et-l-eco-romantisme-38122100.html
LIVRE - "L'impérialisme vert: l'expansion coloniale, les îles tropicales edens et l'origine de l'environnementalisme,
1600-1860", de Richard Grove
http://www.electron-economy.org/article-livre-green-imperialism-colonial-expansion-tropical-island-edens-and-the-origins-of-environmentalism-1600-1860--43784618.html
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