Mercredi 25 novembre 2009
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Un sondage Médiascopie indique les français rejettent l'idéologie de la décroissance ainsi que la taxe carbone qu'ils estiment à juste titre "inquiètante et non
primordiale".
La taxe carbone est injuste car ce sont les citoyens qui sont visés alors qu'ils subissent par exemple les choix technologiques des industriels en matière
automobile et que les voitures électriques ne sont pas encore disponibles sur le marché. De plus ce sont les budgets les plus
modestes qui sont impactés tandisque les français les plus aisés ne sentirons pas l'effet de la taxe sur leur pouvoir d'achat. Il s'agit donc d'une fiscalité injuste
socialement.
Cela fait très plaisir de découvrir les résultats de ce sondage.
L'écologie n'est pas une punition, mais une source de prospérité durable et de plaisir de vivre.
- Olivier
- Le PDF Médiamètrie -
" (...) Les
défis posés sont au nombre de quatre :
- la
protection de l’environnement (protection des mers et océans, protection de la couche d’ozone, préservation de la biodiversité)
- le passage de l’“agriculture
intensive” à l’“agriculture verte” (agriculture biologique est ici le mieux
noté)
- le passage de “l’inquiétude énergétique” à l’espoir que nourrissent les “énergies nouvelles”. Du côté de l’inquiétude, les énergies finissantes, avec charbon et pétrole. Du côté de
l’espoir, les énergies propres, plébiscitées (dans l’ordre décroissant du palmarès, l’éolien, le photovoltaïque, le géothermique, l’hydroélectrique). NB - L’énergie nucléaire,
si elle n’est pas finissante, est ambivalente, avec son boulet : la gestion des déchets nucléaires [Commentaire : mais dites-le clairement que les français ne veulent pas du nucléaire, une énergie sale
imposée de manière non démocratique !]
- dernier défi, l’abandon des archaïsmes économiques (les mots capitalisme et
finance mondiale, dont la cote est négative, mais aussi décroissance, qui n’est pas mieux loti) et le choix de la
“croissance verte”, un message fort envoyé par les Français avant le Sommet de
Copenhague
Afin de relever ces quatre défis, les Français identifient quatre
solutions :
- la fiscalité écologique, d’abord,
avec un message clair : ils ne veulent pas de la taxe carbone, qu’ils jugent inquiétante et non primordiale. À les entendre, ce
n’est pas à l’individu de payer, mais aux entreprises polluantes (le principe pollueur-payeur et la taxation des entreprises polluantes sont plébiscités)
- la coopération mondiale, ensuite :
les Français nous disent dans notre enquête qu’à leurs yeux seule une mobilisation mondiale peut enrayer la marche vers la catastrophe planétaire qu’annonce le changement climatique. Aussi
appellent-ils de leurs voeux une coopération mondiale sur le climat, qui doit s’organiser autour de structures (le projet de création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement et la création
d’un Fonds vert mondial), de principes (parmi lesquels une approche équitable entre pays industriels et pays en développement et la mise en place d’un système de financement mondial des mesures
écologiques), et dans un cadre strict (objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, assortis de sanctions en cas de non respect des engagements
écologiques)
- des solutions concrètes, en troisième lieu, au premier rang desquelles la voiture électrique et la maison verte, mais qui passent aussi par la
responsabilisation des consommateurs, à travers la maîtrise de la consommation des emballages, de l’énergie et de l’eau
- quant aux niveaux d’action, la mobilisation est attendue à tous les étages : mondial, européen,
national, local, de l’entreprise et de l’individu. C’est “tous ensemble” que nos concitoyens conçoivent une lutte efficace contre
le changement climatique. Et si Copenhague est le lieu et le moment des rencontres et des échanges au plus haut niveau des Etats, ils n’entendent pas être absents, mais au contraire peser sur son
issue à travers les moyens qui leur sont propres (...) "
http://www.europe1.fr/content/download/257511/3644328/version/1/file/R%C3%A9sum%C3%A9+r%C3%A9sultats+Les+mots+de+Copenhague.pdf
- Dans la presse -
" Le sommet de Copenhague doit aboutir sur une croissance verte - Aller vers une
croissance verte s'affiche comme l'attente principale des Français vis-à-vis du Sommet de Copenhague sur le climat (7 au 18 décembre), révèle une étude Médiascopie pour Les Ateliers de la Terre,
présentée par le ministère du Développement durable, mercredi 25 novembre (...) L'étude "Les 100 Mots de Copenhague et du Changement Climatique - Ce que les
Français attendent du Sommet de Copenhague" montre que les Français ne cherchent pas la décroissance mais davantage une
croissance verte, fondée sur une agriculture durable, sur les énergies renouvelables,
sur des modes de transport propres comme la voiture électrique, sur la rénovation thermique ou sur
l'éco-conception (...)
Suite : Magazine-Avantage.fr
(...) une tendance claire : un refus de la
taxe carbone (...)
A noter que le nucléaire est dans l’ensemble assez mal considéré (...)
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Environnement/Copenhague-ces-mots-qui-parlent-des-maux/(gid)/256432
Les Français rejettent la « décroissance » et
militent en faveur d’un autre modèle de croissance, la croissance verte (...)
http://www.actualites-news-environnement.com/22067-100-mots-Copenhague-changement-climatique.html
Le message ne peut être plus clair !
Jean-Louis BORLOO,
Ministre du Développement Durable,
"Copenhague n'est pas une vision récessive, ce n'est pas le début d'une décroissance mais c'est
un nouveau départ pour un développement sobre en carbone, soutenable et robuste" (...) D’où vient cette problématique du
changement climatique ? D’un fondement économique qui a lui-même un fondement énergétique qui n’est pas indispensable, ni vital. Nous sommes en train de vivre une parenthèse extraordinaire.
Et dans l’histoire de l’humanité, cette parenthèse sera considérée comme la parenthèse du tandem pétrole-charbon, dominé par le pétrole. C’est une anomalie. Tout le monde peut bien comprendre
qu’une fraise qui parcourt 10 000 km n’est pas une absolue nécessité pour l’humanité. De même que d’avoir de la mobilité quasi exclusivement par des moteurs
thermiques n’est pas une fatalité (...)
- Suite ici
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