Lundi 28 décembre 2009
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(Billet publié initialement le 19 octobre 2009)
Suite à une discussion ici, voici à mon sens les trois degrés dans
l'évolution de la pensée écologique :
1 - "Phase Georg Bush" - Encéphalogramme plat de
l'éco-conscience. Ignorance et/ou indifférence (après-nous le déluge) concernant les problématiques environnementales. Obstacle n°1 à surmonter : l'incapacité à croire que le
pire peut arriver (changement climatique etc.)
2 - "Phase Nicolas Hulot"
- Ecologie affective, émotionnelle, amour de la nature sauvage. Fascination devant les équilibres subtils des éco-systèmes, émerveillement devant les beautés
naturelles. Romantisme agraire.
- Tendance au catastrophisme pour crier "au secours" et au rejet de l'homme, de sa science et de ses technologies. Haine de villes et des voitures. Détresse,
peur, mal-être.
- Non réalisme, absence de pragmatisme, mais obstacle n°1 surmonté.
- Obstacle n°2 : incapacité à croire que le meilleur peut/va arriver.
- Danger : dérive vers l'écologie totalitaire. Dynamique de la dénonciation.
3 - "Phase Hermann Scheer, Stephen Chu ou Bertrand Piccard" :
- On ne changera pas la nature humaine et être pragmatique c'est intègrer ce fait. L'aspiration la plus fondamentale de l'être humain est de vivre,
créer et entreprendre librement.
- Franchissement du second obstacle : en se basant sur les faits techno-scientifiques et économiques, on prend conscience que le meilleur peut arriver, tout en respectant le désir de liberté (et
donc la possibilité de devenir responsable) de chacun.
- Intégration de la psychologie humaine, stratégie communicative de l'écologie positive, marketing écologique. Dynamique de la
construction.
- Promotion de la domestication de la technique sauvage. Ecologie pour l'homme.
4 - Phase suivante : il y en aura peut-être une, mais je ne la connais pas.
- Olivier
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