Valérie Masson-Delmotte (VMD), paléoclimatologue au LSCE (laboratoire CEA/CNRS dirigé par Jean
Jouzel) a accepté, et je l'en remercie, de répondre à quelques questions ObjectifTerre (OT) concernant :
- l'affaire des emails climatiques (qui ont été volés par des hackers et dont le contenu fait actuellement scandale dans la presse anglophone)
- et concernant plus généralement les relations entre sciences et politique.
Voici une synthèse de nos échanges.
ObjectifTerre (OT): Le réchauffement marque-il actuellement une pause
?
VMD : Le réchauffement en cours marque une pause, en moyenne pour l'ensemble de la surface de la planète, c'est un fait, et ce n'est pas
extraordinaire si l'on se réfère à la variabilité du climat au 20ème siècle. Si vous prenez chaque modèle de climat séparément, vous pouvez aussi identifier des épisodes de ralentissement ou
d'accélération de réchauffement, liés à la dynamique interne du modèle, à la fréquence d'évènements de type El Nino/La Nina. Les ordres de grandeur sont tout à fait compatibles avec ce qu'on
comprend du poids du CO2 (tendances de l'ordre de 0.15 à 0.30°C par décennie) et du poids de l'activité solaire actuellement à un minimum (les cycles de 11 ans pouvant entraîner des tendances
atteignant jusqu'à 0.15°C).
OT
: Que pensez-vous du contenu du email ci-dessous ?
[Il s'agit d'un mail rédigé par Phil Jones, le directeur du centre de recherche climatique de l'université East Anglia, et destiné à Michael Mann, directeur du Earth System Science Center, Pennsylvania State
University]
From: Phil Jones
<p.jones@xxxx>
To: "Michael E. Mann"
<mann@xxxx>
Subject: HIGHLY
CONFIDENTIAL
Date: Thu Jul 8 16:30:16 2004
Mike,
Only have it in the pdf form. FYI
ONLY - don't pass on. Relevant paras are the last 2 in
section 4 on p13. As I said it is worded carefully due to Adrian knowing Eugeniafor years. He knows the're wrong, but he succumbed to her almost pleading with him to tone it down as it might affect her proposals in the future
! I didn't say any of this, so be careful how you use it - if at all. Keep quiet
also that you have the pdf. The attachment is a very good paper - I've been pushing Adrian over the last weeks to get it submitted to JGR or J. Climate. The main results are great for CRU and also for ERA-40. The basic message is clear - you have to put enough surface and sonde obs into a model to produce Reanalyses. The jumps when the data input change stand out so clearly. NCEP does many odd things also around sea ice and over snow and ice. The other paper by MM is just garbage - as you knew. De Freitas again. Pielke is also losing all credibility as well by replying to the mad Finn as well - frequently as I see it. I can't see either of these papers being in the
next IPCC report. Kevin and I will keep them out somehow - even if we have to redefine what
the peer-review literature is ! Cheers - Phil
Prof. Phil
Jones
Climatic Research
Unit
Telephone +44
(0) 1603 592090
School of Environmental
Sciences
Fax +44 (0) 1603
507784
University of East
Anglia
Norwich Email p.jones@xxxx
NR4 7TJ
UK
VMD :
" Je trouve la méthode de pirater ces échanges de mails particulièrement malhonnête, je dirais même mafieuse : la démonstration que
rien, même les choses personnelles (comme les correspondances privées), ne sont à l'abri.
Ceci dit le ton de ces échanges est effectivement préoccupant -
je n'en avais pas connaissance. Il fait référence à des articles de McIntyre et McKitrick (Energy Env 2003 et GRL 2005) qui suggèrent des erreurs de traitement statistiques de la part de Mike
Mann. Notez que les 2 articles en question sont cités dans le chapitre 6 du dernier rapport du GIEC http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg1/ar4-wg1-chapter6.pdf(voir page 492) dont je peux vous faire suivre une
traduction en français.
Je
n'étais pas destinataire de ces échanges de mails dont je prends connaissance suite à votre message. Ce qui me préoccupe, ce n'est pas tant la dernière phrase (en réalité, l'article MM a été cité), mais plutôt le ton
général, qui suggère des croisements d'intérêts ("as it might affect her proposals in the future") qui n'ont rien à faire dans la démarche d'évaluation de projets ou d'articles
scientifiques.
Je suis pour la mise à disposition de toutes les données / méthodes de travail en ligne et pour la mise en ligne des argumentaires lors des rédactions sous forme de wiki
pour une démarche la plus transparente possible.
Si vous
le souhaitez, je tiens à votre disposition une lecture critique du livre de Vincent Courtillot.
OT : Merci Valérie pour votre analyse. Je n'ai pas lu les 3000 et quelques mails qui ont été volés (et je ne vais pas les lire, cela ne m'intéresse pas).
J'ai simplement lu la presse américaine et anglaise qui fait écho de ces emails, et je n'ai connaissance que des mails qui sont présentés comme les plus "scandaleux". Ceux-là
m'interpellent.
J'ai
mentionné, pour la première fois sur mon blog, une intervention récente de Vincent Courtillot sur France-Info. Sur le plan des sciences du climat, je ne suis d'accord ni avec Claude Allègre ni
avec Vincent Courtillot : je pense que le forçage CO2 explique une bonne partie du réchauffement observé, même si personne n'a de certitude à ce sujet, il s'agit d'une
opinion personnelle qui résulte d'un faisceau de présomptions. Je n'ai pas le projet de lire le livre de Courtillot (je vous remercie
pour votre proposition de m'envoyer une relecture de son livre)
Par
contre, j'apprécie leur analyse de l'impasse que constitue l'écologie de la peur, de la régression et de la punition. Une écologie morbide, anti-science, anti-technologie. Claude Allègre est très
provocateur, il rentre dedans, il fonctionne en brise-glace, certains le trouvent imbu de sa personne, mais quand on va au-delà de cette façade, je trouve sa réflexion très riche sur le plan
politique-humaniste. Il porte un message qui est celui du "faites attention aux dérives de l'écologie radicale". Daniel Cohn-bendit essaye d'ailleurs de faire passer le même message
(voir ici). Claude Allègre place le développement humain au
centre de ses préoccupations. Un second message clé chez Claude Allègre est le suivant : à force de parler du CO2 et que du CO2 on masque les autres problèmes
environnementaux : eau douce, pollution chimique, érosion de la biodiversité etc. Et il est pour moi très clair que la thématique climatique est récupée par tout un tas d'acteurs : les personnes
hostiles au progrès, les personnes qui remettent en cause l'économie de marché, les promoteurs du nucléaires etc.
Je pense
que Vincent Courtillot a raison quand il dit qu'il convient de bien séparer ce qui relève de la science (avec les incertitudes inhérentes) et ce qui relève de la politique. En effet, les
logiques des deux mondes sont différentes. Certains scientifiques ont parfois tendance à se dire "les gens ne comprennent pas ce que signifie une incertitude", donc il vaut mieux être
affirmatif dans nos messages. Je pense que c'est une erreur de faire cela. Je crois qu'il convient de livrer la science telle qu'elle est et à chacun de construire sa propre réflexion ensuite.
Les scientifiques ont un rôle majeur à jouer, il n'ont pas à rester couper de la société, mais leur crédibilité repose à mon avis entièrement sur leur neutralité et leur rigueur. Et avec
l'affaire des emails, on en a l'illustration.
J'aime
vous lire ou vous entendre, ainsi que Monsieur Jouzel, quand vous parlez de sciences du climat car vous savez vraiment de quoi vous parlez. Mais j'ai le poil qui s'hérisse quand j'entends par exemple Nicolas
Hulot parler de climat et dire "je suis dans la réalité absolue" (!). La confusion, dans l'esprit des gens, entre scientifiques et
vendeurs de telle ou telle projet politique, cela me dérange profondément.
VMD : "100% d'accord avec votre analyse.
Les
climatologues sont pris entre 2 feux
- parler
de certitudes et risquer d'être critiqués à raison par d'autres scientifiques
- parler
d'incertitudes et risquer d'être critiqués par les écologistes
Ce n'est
pas un exercice facile. Dès qu'on fait une conférence grand public sur le climat, les questions sont politiques - et je suis moi même élue locale (sans étiquette), bien consciente de la difficulté de
concilier réalités économiques et sociales et souci de préserver l'environnement.
Le procès qu'on fait aux sciences du climat est souvent un procès de leur présentation soit par les médias (quelques icônes, l'ours polaire etc)
soit par les écologistes (Hulot, Arthus Bertrand et quelques autres). Mais quand je lis les accusations de Claude Allègre, même si c'est Hulot qu'il a en ligne de mire,
je me sens mise en cause dans mon intégrité scientifique :
Claude Allègre : "faire croire sur la foi de vaticinations à un siècle de distance qu'il suffirait de réduire les émissions de gaz carbonique
pour résoudre le problème, c'est non seulement scandaleux, mais criminel. Ces gens ne sont scientifiquement pas sérieux. Ils ont réussi à tirer beaucoup d'argent pour des recherches qui ne
servent qu'à faire tourner leurs modèles d'ordinateurs, sans aucune considération pour l'observation. Il faudrait faire un grand programme spatial, avec satellites et ballons, pour améliorer nos
connaissances sur l'atmosphère, un autre pour étudier l'océan, or il n'y a plus de grandes missions sur le climat depuis vingt ans. Il faudrait dépenser 1 ou 2 milliards par an pour un tel
programme, plutôt que d'acheter des ordinateurs de plus en plus gros. Voyez les modèles économiques : même avec les plus puissants ordinateurs du monde, vous ne pourrez prévoir le comportement
psychologique des gens, savoir s'ils investiront ou pas. Quand les climatologues ne comprennent pas la physique, le rôle exact des nuages, du cycle de l'eau, des aérosols et surtout de l'océan,
les ordinateurs moulinent dans le vide et c'est tout. Aussi puissants soient-ils !" (Source : LeFigaro.fr )
Est ce
que Claude Allègre parle de sciences ou de politique?
OT : Oui, il a aussi un coté très
pénible. Je l'ai écouté
face à Monsieur Jouzel (notamment avec Jean-Pierre Elkabach) et il sombre dans des attaques violentes et vraiment stériles. Je ne sais pas comment M. Jouzel parvient à garder son calme (remarquable) face à ces
agressions, si on me parlait comme cela je répondrais : "Ecoute mon bonhomme, tu es bien gentil mais tu n'est pas le seul scientifique au monde". Il y a manifestement une question d'égo (médaille d'or du CNRS et
patatis et patata).
Personnellement, je mets cela de coté et je me concentre sur les idées (et uniquement sur les idées) que j'estime intéressantes. Et, entre deux agressions, Claude Allègre a des propos que je trouve
très justes.
VMD : Je pense aussi que, pour répondre aux pbs environnementaux, il faudra 2
aspects : des innovations technologiques pour une amélioration de l'efficacité énergétique, mais aussi une forme de sobriété (le modèle de croissance
avec grosse voiture, grande maison, voyages, viande à tous les repas, etc ne me semble pas tenable). Ceci est un avis personnel, pas un avis scientifique. Or c'est justement l'opposition entre
Hulot et Allègre : l'un prone le renoncement, l'autre refuse d'en entendre parler. C'est un problème de choix politique, pas scientifique, mais pensez vous vraiment que la technologie résoudra
tous les problèmes environnementaux?
OT : C'est à mon avis LA question de fond. Le WWF a publié en octobre 2009 un rapport à mon avis très riche à ce sujet
: Low Carbon Re-Industrialisation (voir ici)
Je pense
qu'il est utopique de croire que les gens (en Inde, en Chine, en Indonésie, au Brésil, aux USA, en Europe) vont renoncer à leur confort (mobilité, habitat, alimentation etc.). Je pense qu'il convient d'être pragmatique : les éco-technologies
joueront un rôle majeur dans la décarbonisation de nos économies.
Il me semble fondamental d'étudier de manière approfondie le potentiel
des énergies renouvelables (symbioses éolien - hydro - solaire), de l'efficacité énergétique et matérielle, ainsi que de l'éco-cycling. A mon avis, ce potentiel est très mal connu en France,
d'où l'idée (infondée scientifiquement) que la décroissance est inévitable. Beaucoup de française ont des a priori à mon avis archaïques concernant les énergies renouvelables,
la France, mis à part de rares oasis, m'apparait comme un vrai désert culturel en la matière. Le dogme nucléaire (dogme qui règne toujours aujourd'hui en France alors que les experts
savent que nous allons manquer d'uranium, voir ici, et que nous ne savons toujours pas gèrer convenablement les déchets),
qui à mon avis pollue les débats sur l'énergie en France, n'est sans doute pas étranger à cette situation désertique. Les gens qui croient que la décroissance est
indispensable sont en réalité des personnes qui pensent que le potentiel des énergies renouvelables est insignifiant, et/ou qui, pour des questions qui relèvent plutôt de la morale
personnelle, considèrent qu'en soi, la sobriété cela relève du bien.
Or, c'est faux, le potentiel des énergies renouvelables est au contraire colossal, leur déploiement (en synergie avec le développement de l'électro-mobilité et de l'efficacité énergétique
dans le bâtiment et l'industrie), est et sera générateur de croissance verte durable et de création massive d'emplois. Et à chacun d'adopter sa propre morale : on ne peut pas imposer
une conception personnelle du "bien" à tous les hommes. Chacun sa route, chacun son chemin. La doctrine décroissante, c'est à mon avis l'art se semer la confusion entre la fin et
les moyens (voir ici). Dans cette doctrine, la frugalité est considée comme une fin en soi, comme le chemin incontournable vers le "bien". Mais cela n'a aucun fondement
scientifique.
Je pense, enfin, comme le souligne d'ailleurs Daniel
Cohn-Bendit, que l'on ne peut pas faire l'impasse à propos d'un sujet central : la liberté. A mon sens, il n'y a pas de responsabilité possible sans liberté. Vouloir créer de fausses limites
pour contrôler les humains est absurde et relève à mon sens d'une approche digne de l'époque soviétique. La plupart des personnes (dans le monde entier) qui refusent
de reconnaître que l'homme est vraissemblablement en bonne partie responsable du réchauffement actuel sont précisément dans une réaction de rejet d'une société soviétisée, où l'état
contrôle tout, ou presque.
Vouloir faire croire que nous manquons de ressources énergétiques, alors que la terre intercepte en 19 heures une énergie solaire équivalente à la totalité du pétrole terrestre (celui que
l'on a déjà brûle depuis un sisècle et celui qui reste sous terre) relève soit de la mauvaise foi, soit de la bêtise la plus profonde.
Vouloir faire croîre que nous n'avons pas la
puissance industrielle pour collecter l'énergie éolienne est également absurde (l'éolien est l'énergie dont le bilan environnemental et sanitaire est le meilleur de toutes les
énergies, voir ici; et c'est aussi, avec l'hydro, l'énergie renouvelable la meilleur marché). Pour produire la totalité de l'électricité mondiale, 1 million d'éoliennes sont
nécessaires (voir ici). Et 150000 de plus pour alimenter le parc automobile mondial intégralement convertit au 100% électrique Les USA ont construit 300 000 avions
durant la seconde guerre mondiale. A qui va-t-on faire croire que les puissances industrielles de la Chine, de l'Inde, des USA, de l'Europe, de l'Amérique latine (etc.) sont incapables
de produire ensemble en 20 ans ce 1,2 million d'éoliennes ? 1,2 millions d'éoliennes, cela représente une surface réellement occupée au sol équivalente à la surface de Manhattan. Il est
possible de cultiver (éolien onshore) ou de pêcher (éolien offshore) entre les éoliennes, il ne s'agit donc pas d'espaces perdus. Précisons que les solutions techniques pour gèrer la
discontinuité / intermittence de l'éolien sont disponibles ici et maintenant (interconnexion HVDC des parcs éoliens, pompage-turbinage à eau douce ou eau de mer, V2G/V2G etc.).
Vouloir faire croire que l'homme ne sait pas recycler les métaux me semble tout aussi stérile : quand l'homme extrait de la terre un kilogramme d'aluminium, la quantié d'aluminium terrestre ne
change pas. La seule vraie limite, ce sont les surfaces cultivables, mais là aussi nous avons des
solutions.
L'impossibilité, pour certains, de croire que le pire va arriver est un obstacle aussi lourd que l'impossibilité de croire, pour d'autres, que le meilleur va arriver. Il n'y
a aucun obstacle technique ou économique pour construire à horizon 2030 une Clean Energy & Eco-Cycling Economy. Le seul obstacle relève de la volonté politique, mais, comme le dit si bien Al Gore, "la politique, c'est
recyclable".
"Tel le capitaine d'un bateau navigant sur
une mer ouverte sans savoir s'orienter et qui crie "Il y a de l'eau partout mais nous n'avons plus une seule goutte à boire !". Les énergies renouvelables sont partout, il nous faut installer des capteurs pour les collecter. Un bateau qui a installé un desalinisateur ne manquera jamais d'eau douce en
mer (...) Je ne suis pas enthousiaste à propos du film d'Al Gore. La raison à cela, c'est qu'il ne montre pas les
solutions (...) Si la majorité silencieuse ignore que les solutions existent pour surmonter ces dangers elle arrivera à la conclusion que ces problèmes ne peuvent pas être résolus
(...) Et si les gens pensent cela, il vont développer une "No Future Mentalité". Les gens deviennent alors apathiques, déprimés, nihilistes (...) Une société ne peut passer à
l'action pour surmonter les dangers que si une perspective peut être visualisée à l'horizon. Pour des raisons psychologiques, il ne faut pas laisser les gens seuls face à des dangers
énormes (...) Chercher à faire croire qu'il n'existe pas d'alternatives aux énergies fossiles et au nucléaire relève de la pollution des esprits (...)"
- Hermann
Scheer, député allemand, père des lois allemandes sur les énergies renouvelables et initiateur de l'IRENA
NB1 - Un résumé de mon approche, en version illustrée
:
http://a32.idata.over-blog.com/1/23/41/67/Liberty12/developpement-durable-liberte-durable.jpg
Références principales :
http://www.electron-economy.org/article-dossier---liberte-durable-38167548.html
NB 2 - J'ai eu de nombreux échanges il y a trois ans avec Valérie, j'avais proposé qu'un blog similaire au blog américain RealClimate soit mis en place dans le monde francophone, afin de répondre aux sceptiques. On a en fait opté (avec d'autres
personnes) pour traduire directement en français les articles du blog Realclimate, Gavin Schmidt et Michael Mann (fondateurs du blog) acceptant de les mettre en ligne.
C'était l'époque où j'animais le blog Planète Bleue, blog qui portait sur la sensibilisation à la problématique climatique. Je me suis depuis focalisé sur les solutions, et j'ai ainsi
créé le présent blog, ObjectifTerre.
J'ai également eu le plaisir de discuter une vingtaine de minutes avec Jean Jouzel au Ministère de l'environnement il y a deux ans, une personnalité que j'estime au
plus haut point.
NB3 - Clean Energy & Eco-Cycling Economy -






Aspects économiques : voir Clean Energy 2030.
Ceci est en ligne avec les travaux de Milton Erickson qui a développé une théorie disponible sur Wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Erickson