Shaï Agassi, PDG de BetterPlace. Ce qu'ils disent de lui :
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement
durable : «Je l'ai rencontré et j'ai été impressionné par sa capacité à se projeter dans l'avenir. C'est un visionnaire doté d'une force de conviction hors du commun. Il sera l'une des grandes
figures de l'économie verte.»
Michel Rollier, PDG de Michelin : «Il m'a
expliqué son système, très astucieux. Tout le monde essaie de réduire le temps pour recharger les batteries, alors qu'il faut arriver à les changer le plus vite possible.»
Patrick Pélata, directeur général adjoint de Renault : «Ce n'est pas un spécialiste de l'auto, mais nous sommes sur la même longueur d'onde. Il est rapide,
brillant, c'est un enfant de la Silicon Valley, qui sait mobiliser un collectif.»
Reuven Agassi, son père : «J'ai pensé qu'il avait tort de quitter SAP. Il m'a répondu : «Papa, le monde souffre de la
pollution. Tu veux que tes petits-enfants n'aient plus d'air à respirer ?»» (Entretien au journal israélien Haaretz.)
Idan Ofer, PDG d'Israel Corp., président du conseil de Better Place : «Il est venu me voir il y a deux ans. La conversation a duré 45 minutes et j'ai mis 130 millions de
dollars. Shai connaît la technologie, dispose d'une expérience internationale et d'un QI élevé. C'est un gagnant.»
"(...) Demain, Shaï Agassi en est sûr, avec l'ère du véhicule électrique, les automobilistes changeront de batteries dans des stations ad hoc, comme les diligences
changeaient d'attelage (...) Agassi lit toute la littérature sur le réchauffement climatique. Il en sort avec une conviction : le salut de la planète passe
par la fin de notre addiction au pétrole ...)
«Quand on a le choix entre un job et une mission, on choisit la mission. J'ai consacré les quarante premières années de ma vie au logiciel. Je consacrerai les quarante suivantes à la voiture
électrique.» (...) Son argumentaire est parfaitement rodé. Lorsqu'on lui dit que les stations d'échange de batteries coûtent cher, il rétorque qu'en France il en faudrait 1 000. «Ce qui
revient à environ 350 millions d'euros d'investissements. Or 350 millions d'euros, c'est le prix de l'essence consommée chez vous pendant trois jours environ. Si je vous disais qu'on peut se
débarrasser du pétrole pour le prix de trois jours de consommation, la question, c'est : pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt ?» (...) «Le plus dur est de lutter contre le
scepticisme» (...)"
Suite :
http://www.challenges.fr/magazine/portrait/0172-020669/shai_agassi_pdg_de_better_place.html
«Le plus dur est de lutter contre le scepticisme»
Le scepticisme constructif est utile.
Le scepticisme pour le scepticisme ( = le "doutage") relève de la bêtise et/ou du manque de confiance en soi.
Et le pseudo-scepticisme qui ignore volontairement les faits techno-scientifiques et économiques dérangeants (pour des raisons idéologiques ou pour des intérêts particuliers) est à
combattre fermement.
- Olivier
Lire aussi :
Passion électrique - " (...) J'ai tout étudié, l'éthanol, l'hydrogène... Rien d'autre que la voiture électrique ne pouvait résoudre à mes yeux le problème de notre addiction au
pétrole (...)"
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/15/passion-electrique_1206999_3244.html
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